dimanche 25 juillet 2010

Le devoir de mémoire à la "sauce sioniste"

Yoram Kaniuk est un écrivain israélien, sioniste de gauche, c’est-à-dire qui assume l’idéologie sioniste avec ses nécessités historiques. Euphémisme pour qualifier la purification ethnique de 1948 avec ses centaines d’exécutions de civils, et la destruction de la presque totalité des villages palestiniens. Mais comme c’est un «humaniste», il déplore ces dérives. Comme Amos Oz et David Grossman, ces grands écrivains pacifistes que l’Etat d’Israël envoie à l’étranger pour montrer un autre visage, mais qui avaient applaudi aux 2 guerres du Liban et de Gaza, avant de se raviser peu avant leur terme. Un peu tard en fait.
Si je vous parle de Kaniuk, c’est pour montrer jusqu’où peut aller l’impudence et l’arrogance israéliennes. D’origine allemande, cet écrivain est invité à longueur d’années par toutes sortes d’institutions allemandes qui lui déroulent le tapis rouge et ne reculent devant aucune dépense pour le satisfaire. Mais Kaniuk se fait un malin plaisir de harceler ses interlocuteurs et de les rappeler à leurs responsabilités historiques.
Ainsi dans son livre «Le dernier Berlinois» éd. Fayard, 2003, il raconte comment, invité à célébrer le 600e anniversaire de la fondation de l’université de Heidelberg, il rappela ses hôtes à l’ordre, exigeant leur repentir devant un «crime» historique. Extrait(page 98):
« Lorsque l’électeur Ruprecht Ier voulut fonder une université, le seul emplacement gratuit qu’il trouva fut cette fameuse rue «aux Juifs». L’électeur n’avait rien contre les Juifs en particulier, mais il les chassa sans états d’âme pour installer à leur place 6 professeurs et quelques étudiants.»
Je rappelle que cela s’est passé en 1386, oui vous avez bien lu. 1386. L’auteur ne dit pas s’il avait découvert d’autres «crimes» imputables aux Wisigoths ou aux Ostrogoths. Après tout, ce sont des ancêtres germaniques.
Bien sûr, tous ces écrivains sionistes humanistes pacifistes, n’évoquent jamais un devoir de mémoire pour les centaines de milliers de Palestiniens chassés de leurs terres dans les conditions que l’on connaît.

Dernier roman, Le Printemps des Sayanim, éditions l'Harmattan.




3 commentaires:

  1. Oui, c'est vraiment irritant cette manie de toujours blâmer l'autre pour ses malheurs, sans la moindre auto-critique. C'est un manque de maturité. De vrais ados ingrats qui croient que tout leur est dû. Des enfants-rois.

    Et les râclées (pogroms) n'y font rien. Ils sont pourris à la moelle.

    As-t'on déjà vu une rue catholique ou un ghetto chrétien ?

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  2. Kapo c'est un mot comme un autre pour designer ce type lettré qui s'acharne a deraciner l'inderacinable lien spirituel, physique, inalienable du juif avec sa Terre et D-ieu.
    N'en deplaisent a tous les antijuifs qui se regalent quotidiennement de voir ce youpin salir la Verité qui devrait etre la sienne, ma Torah a été donné par D-ieu ni son fils ou son prophete, au Sinaï devant les hommes, tout le reste n'est que fanfaronnades de vaincus par avance.
    cf prophete Ezechiel

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  3. De ce que j'ai lu sur les Kapos, c'étaient des juifs qui gazaient d'autres juifs pour ensuite leur arracher les dents en or puis fouiller leur anus et vagin pour des objets de valeur et enfin brûlaient leur corps au four crématoire afin de faire disparraître les traces de leur crime.

    Parraît que pas un seul ne fut condamné pour cette collaboration avec les nazis.

    Pour ce qui est des Kapos non-juif, c'est une autre histoire.

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