dimanche 22 juillet 2018

La fonction du Traître dans une organisation totalitaire


La fonction du Traître dans une organisation totalitaire
Dans une organisation démocratique, c’est-à-dire ouverte et tolérante, dans laquelle la direction peut être contestée et les grandes orientations discutées, il y a rarement des Traîtres, mais plutôt des dissidents ou des contestataires qui peuvent s’exprimer à l’intérieur ou partir sans provoquer un drame.
Une organisation totalitaire se caractérise tout d’abord par l’existence d’un chef, incontestable, infaillible, respecté, adulé, autoritaire, inamovible, qui en vient à se confondre avec l’organisation elle-même. Sans lui, l’organisation ne serait rien ou presque. C’est un leader et un patron qui ne peut souffrir l’ombre d’une opposition, voire même l’apparition d’une personnalité d’envergure.
Une organisation totalitaire a quelques dogmes, 3 ou 4 pas plus, qui constituent le fondement de son action et la bible de ses militants.
Autour du chef, quelques théoriciens chargés de propager la bonne parole et quelques chiens de garde pour la discipline. Tous évidemment vouent au chef une fidélité à toute épreuve.
Parfois le bel ordonnancement coince pour diverses raisons. Occupons-nous ici de l’apparition du Traître et de sa fonction.
Le Traître remet en cause, d’une façon ou d’une autre, l’autorité suprême du chef ou l’un des dogmes fondamentaux. Son élimination, si elle devient nécessaire, doit aussi remplir des fonctions essentielles à la survie et à la cohésion de l’ensemble.
La mise à l’index du Traître obéit à une mise en scène.
Dans une organisation totalitaire (étatique) qui dispose de la violence légitime, le Traître est amené à reconnaître publiquement ses torts et à accepter la sanction ultime (la mort) dans l’intérêt supérieur de l’organisation. C’est le summum de la manipulation. Voir « Le zéro et l’infini » d’Arthur Koestler.
Mais une organisation totalitaire qui n’a pas de pouvoir étatique se contentera chasser le Traître avec une campagne d’insultes, de chantages, de dénigrements, d’insinuations, de mépris, de violences, pour extirper le serpent venimeux accueilli naïvement en son sein (le parti communiste français avec Sartre ou Roger Garaudy par exemple).
Le Traître a donc cette fonction de purger l’organisation de cette tumeur, de la libérer de ce corps étranger et malicieux qui s’est infiltré insidieusement et qui a été heureusement démasqué, pour lui redonner sa pureté d’origine. Débarrassée de cette tumeur, l’organisation peut se lancer de nouveau dans le combat avec un horizon éclairci. En attendant le prochain Traître.
Par ailleurs, la chasse au Traître permet aux militants de se défouler et d’espérer. Quoi de plus gratifiant que de déverser un tombereau d’insultes sur celui qui est offert à la vindicte, et dans une saine émulation dans les propos les plus bas, les plus vulgaires, les plus mensongers. Cette campagne de défoulement sera d’autant plus violente que le Traître aura été adulé quelques semaines auparavant. Que d’épisodes vont-ils se raconter sur les manœuvres dont ils ont été les victimes ! Et comment leur bonne foi aura-t-elle été trahie avec autant d’impudence !
La chasse au Traître va permettre aux militants de comprendre et d’accepter  pourquoi l’organisation n’a pas atteint ses objectifs, en général irréalistes, car il s’agit ni plus ni moins de renverser le système établi.
Les militants iront de nouveau aux sacrifices qui leur seront demandés en temps, en argent, en énergie, en relations, en activités intellectuelles ou récréatives.
Comme dit l’adage, si le Traître n’existait pas, il faudrait l’inventer.
Jacob Cohen
22 juillet 2018






La fonction du Traître dans une organisation totalitaire
Dans une organisation démocratique, c’est-à-dire ouverte et tolérante, dans laquelle la direction peut être contestée et les grandes orientations discutées, il y a rarement des Traîtres, mais plutôt des dissidents ou des contestataires qui peuvent s’exprimer à l’intérieur ou partir sans provoquer un drame.
Une organisation totalitaire se caractérise tout d’abord par l’existence d’un chef, incontestable, infaillible, respecté, adulé, autoritaire, inamovible, qui en vient à se confondre avec l’organisation elle-même. Sans lui, l’organisation ne serait rien ou presque. C’est un leader et un patron qui ne peut souffrir l’ombre d’une opposition, voire même l’apparition d’une personnalité d’envergure.
Une organisation totalitaire a quelques dogmes, 3 ou 4 pas plus, qui constituent le fondement de son action et la bible de ses militants.
Autour du chef, quelques théoriciens chargés de propager la bonne parole et quelques chiens de garde pour la discipline. Tous évidemment vouent au chef une fidélité à toute épreuve.
Parfois le bel ordonnancement coince pour diverses raisons. Occupons-nous ici de l’apparition du Traître et de sa fonction.
Le Traître remet en cause, d’une façon ou d’une autre, l’autorité suprême du chef ou l’un des dogmes fondamentaux. Son élimination, si elle devient nécessaire, doit aussi remplir des fonctions essentielles à la survie et à la cohésion de l’ensemble.
La mise à l’index du Traître obéit à une mise en scène.
Dans une organisation totalitaire (étatique) qui dispose de la violence légitime, le Traître est amené à reconnaître publiquement ses torts et à accepter la sanction ultime (la mort) dans l’intérêt supérieur de l’organisation. C’est le summum de la manipulation. Voir « Le zéro et l’infini » d’Arthur Koestler.
Mais une organisation totalitaire qui n’a pas de pouvoir étatique se contentera chasser le Traître avec une campagne d’insultes, de chantages, de dénigrements, d’insinuations, de mépris, de violences, pour extirper le serpent venimeux accueilli naïvement en son sein (le parti communiste français avec Sartre ou Roger Garaudy par exemple).
Le Traître a donc cette fonction de purger l’organisation de cette tumeur, de la libérer de ce corps étranger et malicieux qui s’est infiltré insidieusement et qui a été heureusement démasqué, pour lui redonner sa pureté d’origine. Débarrassée de cette tumeur, l’organisation peut se lancer de nouveau dans le combat avec un horizon éclairci. En attendant le prochain Traître.
Par ailleurs, la chasse au Traître permet aux militants de se défouler et d’espérer. Quoi de plus gratifiant que de déverser un tombereau d’insultes sur celui qui est offert à la vindicte, et dans une saine émulation dans les propos les plus bas, les plus vulgaires, les plus mensongers. Cette campagne de défoulement sera d’autant plus violente que le Traître aura été adulé quelques semaines auparavant. Que d’épisodes vont-ils se raconter sur les manœuvres dont ils ont été les victimes ! Et comment leur bonne foi aura-t-elle été trahie avec autant d’impudence !
La chasse au Traître va permettre aux militants de comprendre et d’accepter  pourquoi l’organisation n’a pas atteint ses objectifs, en général irréalistes, car il s’agit ni plus ni moins de renverser le système établi.
Les militants iront de nouveau aux sacrifices qui leur seront demandés en temps, en argent, en énergie, en relations, en activités intellectuelles ou récréatives.
Comme dit l’adage, si le Traître n’existait pas, il faudrait l’inventer.
Jacob Cohen
22 juillet 2018





samedi 3 février 2018

Témoignage d'un lecteur sur "OPA KABBALISTIQUE"

Bonjour Mr Cohen,
Je me permets de vous écrire car je relis votre livre comme je vous l’ai écrit ds mon précédent message et je tenais à vous dire que je l’apprécie encore davantage. Ce livre est mon outil pour décrypter l’info.  La preuve, en cherchant à comprendre et aller au cœur du sujet, au cœur de l’actualité, je suis tombé là-dessus :
https://benillouche.blogspot.fr/2018/02/une-agression-antisemite-violente.html#more
A croire que monsieur Benillouche a écrit ces lignes pour confirmer vos analyses ! Tout y est. Tout ce que vous décrivez y est. Tout ! Le sionisme mondain « francophone » habillé de références littéraires pour lui donner une caution intellectuelle, l’indignation sélective à vocation universel, et une supériorité intellectuelle qui donne droit à …la révision de l’islam. Le nouveau révisionnisme sera anti islam.

Ma curiosité m’a poussé à aller plus loin. J’ai donc acheté un livre de Schlomo Sand et de Tom Seguev pour avoir des repères mais j’écoute avant tout vos vidéos sur internet et je vais évidement acheter votre livre le printemps des Sayanim.
Je n’ai malheureusement pas bcp de temps pour lire c’est pour cela que vos vidéos sont pour moi très utiles. Votre rythme de diction est parfait. Vous êtes très pédagogique. Continuez ! Et d’ailleurs vos analyses sont riches et me servent bien au-delà de ce sujet (historique, politique, social et économique).
Ah oui, sur internet il y a des choses fantastiques, dont celle-ci.
https://www.youtube.com/watch?v=-42zH1ZjJdQ
Je ne parle ni l’hébreu ni l’arabe, mais cette chanteuse est très bien (peut être connaissez vous déjà).
Je suis aussi tombé sur un certain Norman Finkelstein que je trouve très intéressant et très accessible en anglais.  

Pour votre information, j’ai envoyé un message (poli et respectueux) à Mr Valls via un ami (qui fut au conseil municipal d’Evry). Le message est simple : La soumission de Valls au CRIF n’a pas d’équivalent. Pire que Sarko ! Valls, l’homme qui aura convaincu les « fils d’indigènes que rien n’est juste » avec le lien du Figaro du 23-01-2018 ou Mr Valls déclare que Jerusalem est la capitale d’Israel.
J’ai fait aussi fait un donc au CCIF (voir page 45 de votre livre, ligne 4, puis lignes 7 à 10 m’ont convaincu que cela méritait une réponse juridique).  Mais je ne connais pas vraiment cette association et j’ai horreur de la pleurniche.  Je ne peux adhérer à un système qui finirait par créer ce qu’il combat pour juste pour exister. Par contre s’armer d’avocats pour condamner les dérapages verbaux des personnalités médiatiques, oui, ou surveiller les glissements sémantiques des personnalités publiques/politiques, oui. Mais les musulmans doivent être exemplaire avant tout. Nous avons une responsabilité dans ce qui nous arrive.
Je me suis permis d’envoyer par téléphone une copie des pages 8 et 9 de votre livre (la lettre ouverte parue ds libération) à un ami. Cette lettre est un monument pour moi. Je risque d’en envoyer d’autres à des personnes de tout horizon de mon entourage. Mon plaisir est de donner votre nom après avoir envoyé le message parce que …le sujet fait peur. J’en rigole !!
Evidement…je l’ai envoyé à d’autres. J’espère que cela ne vous pose pas de problème et bien sure je recommande votre livre autour de moi.
Je ne suis pas communautariste. Du tout. Je fais peut-être parti de ceux « qui s’en sont modestement sorti » et qui ne ceux sont pas retourné.  
Un sujet m’a bcp étonné ds vos vidéos, c’est la description de l’intégration dans nos comportements de la « soumission » de « l’indigène » héritage du colonialisme et aussi du « rapport des classes », du comportement de dominé, cette description est terrible car réelle. Je pourrai vous en raconter des anecdotes.  Mais les choses changent.
Merci encore pour votre travail.
Bien à vous.
Ahmed