Ce blog est par nature progressiste, destiné à démythifier Israël et à contrer sa propagande. Ouvert aux débats, aux échanges, et à toutes contributions allant dans ce sens.
lundi 15 avril 2019
vendredi 29 mars 2019
mardi 26 mars 2019
lundi 18 mars 2019
MON ANTISIONISME
MON ANTISIONISME
C’est la question qui
secoue le landernau politique en France pour éviter de se poser la vraie
question sur Israël ou l’État juif comme il aime à se définir
de plus en plus de manière restrictive.
On a beaucoup glosé
sur l’assimilation entre antisionisme et antisémitisme. On reconnaît là le
génie maléfique de l’entreprise sioniste qui avait déjà réussi quelques
renversements historiques spectaculaires. Faire passer la Palestine pour une
« terre sans peuple ». Mener des guerres de conquêtes en se faisant
passer pour une victime potentielle. Élargir son espace vital pour assurer
sa sécurité. Détenir des centaines d’ogives nucléaires et accuser tout
adversaire potentiel de vouloir commettre un nouvel holocauste.
Et voilà que les
prestidigitateurs sionistes sortent de leur chapeau l’équation magique, inédite,
ahurissante, fantasmagorique, de l’antisionisme = antisémitisme. Sans la
terreur idéologique qu’exercent les lobbies juifs en Europe – le moindre éternuement
du CRIF fait trembler les fondements de la République et lorsque Netanyahou
fronce les sourcils l’Allemagne rampe et se couche – et le quasi-contrôle des
institutions politiques américaines, cette équation aurait tout au plus suscité
un rejet poli voire quelques sarcasmes sur cette prétention qui insulte
l’intelligence.
Faut-il rappeler les
nombreuses opposions juives contre l’entreprise sioniste et l’indifférence
qu’elle a suscitée parmi les communautés de la diaspora bien installées ?
Sans compter les oppositions rabbiniques constantes. Au Maroc, les rabbins nous
mettaient en garde contre ces renégats (les agents sionistes envoyés sur place
pour susciter des vocations) qui se prétendaient juifs. Israël a arnaqué les
juifs des pays arabes, les prétendus juifs éthiopiens, les faux juifs soviétiques,
pour la chair à canon, le lumpenproletariat et le remplissage des villes de
développement.
Admettons qu’on oublie
le crime originel du sionisme et qu’on admette que le peuple juif aurait droit
à une parcelle pour s’y réfugier et trouver la paix. Mais on est loin du
compte. Le sionisme révèle de jour en jour sa vraie nature : un projet expansionniste,
militariste, raciste, messianique. C’est une Sparte qui doit vivre sur le pied
de guerre. Les tensions internes sont telles que sans un ennemi extérieur il y
aurait des guerres civiles. Une situation de paix comme on la connaît en Europe
amènerait à une coexistence entre juifs et arabes israéliens, véritable cauchemar
des identitaires sionistes. Sait-on qu’Israël est le seul pays au monde à avoir
2 systèmes d’éducation, de la crèche jusqu’au bac, totalement séparés et hermétiques,
juif et arabe ? Dès leur création, les kibboutzim, fleurons de l’athéisme
et du communisme, n’acceptaient pas les membres arabes.
Une question que nos
analystes, les nouveaux dhimmis du Lobby qui n’existe pas, refusent
d’affronter : Pourquoi Israël refuse une conférence internationale, où il
n’aurait que des alliés ou des amis bienveillants, et qui prendrait en compte
ses exigences territoriales et ses conditions de paix ? Et on trouverait
une solution juste pour tous les peuples de la région. Parce que le sionisme,
de par sa nature et tel qu’il a évolué, est fondamentalement un facteur de
guerre. Il n’a pas fini d’élargir son « espace vital » au-delà du Jourdain.
Avec l’équation qu’on veut nous vendre, de telles affirmations seraient
considérées comme « antisémites ».
Que diraient les
historiens dans 50 ans ? Comment de grands pays européens qui imposent des
sanctions contre la Russie tremblent devant ce petit État voyou qui les nargue et les humilie ? Vous
rappelez-vous cette scène de diplomates français malmenés par Tsahal ? Les
diplomates européens font dans leur froc lorsqu’ils s’adressent aux Israéliens.
Combiens d’installations financées par l’Union européenne en Cisjordanie pour
alléger la souffrance des Palestiniens sont détruites par l’occupant sioniste au
vu et au su des observateurs? Le plus comique, c’est que cette UE demande
gentiment, humblement, faiblement, leur remboursement et se fait rabrouer comme
un caniche dans un jeu de quilles.
Mon
antisionisme ? Aider à mettre un terme à cette aventure qui a montré sa
dangerosité et l’inaptitude à se réformer, et dont les conséquences toucheront
aussi bien les juifs du monde entier. Mais avec ses tueurs du Mossad en embuscade,
ses dizaines de milliers de « sayanim », son potentiel militaire et
informatique et ses sous-marins nucléaires qui se baladent un peu partout,
l’aventure sioniste n’est pas près d’être stoppée. Je dis parfois que
Netanyahou est un modéré, et les gens se marrent, mais attendez de voir ceux
qui viendront après lui.
Jacob Cohen
Ecrivain franco-marocain
19 mars 2019
jeudi 10 janvier 2019
mercredi 9 janvier 2019
mercredi 24 octobre 2018
mercredi 15 août 2018
Islamophobie dans la république judéo-sioniste
Les islamophobes, les laïcards, les identitaires, les judéo-sionistes et
les fachos de tous poils appellent quasiment au boycott de GAP à cause
de cette pub aux Etats-Unis appelée "back to school". Vous imaginez
l'horreur! Une petite fille porte un voile. On lui aurait pardonné si
elle avait changé de sexe, tatoué son corps, transpercé son visage
d'épingles, rasé la tête, etc. Notre "république" du CRIF a un sérieux
problème avec l'islam et les musulmans.
dimanche 5 août 2018
mercredi 1 août 2018
mercredi 25 juillet 2018
PROLOGUE: D'UN HOLOCAUSTE L'AUTRE
Prologue
« Monsieur le président du CRIF,
membres du gouvernement, représentants élus, dignitaires religieux, Mesdames et
Messieurs, c’est un honneur et un privilège de m’adresser à vous au nom de la
France. À la veille d’une échéance électorale décisive dans notre vie
démocratique, je réalise à quel point ces notions ne recouvrent pas un
formalisme convenu, puisque la volonté du peuple français pourrait m’en priver
dans un an. Et cette perspective, je l’avoue, m’attristerait profondément.
Moins la perte de la fonction suprême dont la durée est limitée par la
constitution que ces opportunités de représenter l’unité du pays, de réaffirmer
les valeurs de la République, et de voir ainsi à l’œuvre comme ce soir la
concrétisation de l’idéal républicain.
« L’Histoire nous réserve souvent bien
des surprises, dont la moindre n’est pas des retournements de situations
sidérants, impossibles même à concevoir. Des retournements qui corrigent les
errements passés et constituent une espèce de rédemption. Qui aurait pu
imaginer, après les soubresauts tragiques étalés sur des siècles en matière de
luttes politiques et religieuses, que la Communauté qui a le plus souffert de
discriminations et d’agressions jusqu’au crime le plus abject de l’Histoire,
que cette Communauté soit non seulement revenue dans le giron de la République,
mais nous offre l’occasion de célébrer ces retrouvailles républicaines ?
« Quelle leçon magistrale pour tous
ceux qui n’ont pas abdiqué et qui croient inlassablement en nos valeurs et se
battent au quotidien pour les faire appliquer encore et toujours !
« Car il est vrai que ces valeurs ne
sont jamais acquises une bonne fois pour toutes, même inscrites dans les textes
les plus sacrés, même gravées dans le marbre des constitutions. Ce combat ne
doit jamais cesser. La réunion de ce soir est comme un miracle qu’il faut
défendre et renouveler, multiplier et diversifier, pour qu’il s’incruste et
fasse partie intégrante, indélébile, inéluctable, indiscutable, pérenne, de
notre patrimoine à tous.
« On entend ici et là des remarques,
dissimulant mal un ressentiment sournois, et non dépourvu d’arrière-pensées
équivoques, sur les attentions excessives dont bénéficierait ladite Communauté.
Des paroles prononcées par les plus hautes autorités de l’État ont pu laisser
l’impression d’une considération particulière réservée à nos concitoyens de
confession juive, et qui aurait porté atteinte au principe d’égalité. Il
convient de rappeler, même si d’un point de vue purement comptable cela n’est
pas erroné, que ces marques appuyées de sympathie et de soutien venaient
généralement après des actions terroristes qui les visaient en tant que
tels ; que notre devoir a été de leur fournir la meilleure protection
possible et les rassurer sur la détermination de la République de les protéger
par tous les moyens.
« Il est vrai, et ceci n’est pas
incompatible avec nos principes fondamentaux, que la République a un devoir
particulier envers ses citoyens juifs. Sans reprendre un historique fastidieux
et peu glorieux des exactions et des humiliations que notre pays leur a fait
subir pendant des siècles, ce qui s’est passé pendant la seconde guerre
mondiale en a constitué le summum, engageant même notre responsabilité morale,
notre dette ne sera jamais entièrement payée.
« Et pourtant, malgré toutes ces
vicissitudes, les juifs n’ont jamais renoncé aux espoirs qu’ils mettaient dans
la France, et à leur foi inébranlable dans son redressement moral. Ils avaient
l’intime conviction que l’espérance et la lumière viendraient toujours à bout
des périodes sombres.
« Dans ce sens, ils nous ont donné et
nous donnent encore des leçons de foi humaniste et patriotique que d’autres
groupes feraient bien de méditer.
« C’est la signification de notre présence
massive à ce dîner annuel. Toutes les instances de la République y sont
représentées et souvent à leur plus haut niveau.
« Il faut que le message passe, et nous
le martèlerons tant qu’il subsistera la moindre trace, la manifestation la plus
anodine, ou ces soi-disant parodies humoristiques, de cette idéologie
pernicieuse qui vise une seule communauté.
« Je le dis sans ambages et de façon
solennelle : La République traquera avec la plus extrême vigilance et
punira avec la plus grande sévérité toute expression antisémite. Beaucoup a été
fait dans ce sens. L’arsenal juridique se renforce. L’Éducation nationale y
veille en formant les jeunes esprits. Les médias contribuent au mieux. La
justice condamne sans désemparer. L’hydre malfaisante semble pourtant renaître
de façon sournoise en se dissimulant derrière des opinions politiques ou en
profitant du cadre libéral et anonyme des réseaux sociaux. Les organisations
juives nous ont fait part de leurs inquiétudes, inquiétudes tout à fait
légitimes, et que nous considérons avec le plus grand sérieux. Des démarches
sont entreprises pour qu’aucune expression à caractère antisémite ne demeure
impunie. La République mettra tout en œuvre pour extirper à jamais ce mal
insidieux qui déshonore notre civilisation. J’en prends ici le ferme
engagement.
« Cela passe également par un travail
constant sur la Préservation de la Mémoire. Tout doit être fait pour qu’on
n’oublie jamais. J’ai d’ailleurs créé un secrétariat d’État à cette fin, et je
suis heureux que son premier titulaire soit une femme d’origine maghrébine.
Quel merveilleux symbole ! Madame Badia El Ghomri, qu’on peut applaudir,
fait un travail remarquable, malgré sa jeunesse et son inexpérience. Je veille
personnellement à ce que tous les dossiers qu’elle traite bénéficient d’une
attention particulière.
« Je passe sur toutes les actions qui
sont entreprises, et elles sont nombreuses, pour évoquer une affaire en cours.
Des personnalités en France et au Maroc ont souhaité sortir de l’oubli les péripéties de l’émigration des juifs
marocains, et en particulier le naufrage d’une embarcation emportant ses
quarante-trois passagers par une nuit de tempête en février 1961.
« Un mémorial sera érigé sur la côte
marocaine d’où partaient clandestinement ces juifs, et un mémorial identique
dans le département du Gard, dans l’enceinte du camp qui leur servait de
transit. J’ai donné mon accord pour inaugurer au moins l’un des deux. J’estime
que tout ce qui peut être fait pour rappeler
les exactions commises contre des juifs relève du Devoir de Mémoire. Même si
les faits incriminés ont eu lieu hors de France, car le Devoir de Mémoire a une
dimension universelle.
« J’irais jusqu’à défendre les
références à l’holocauste, exprimées dans le documentaire qui relate
cette épopée. Ce terme a une connotation spécifique, relative à une période
déterminée, mais on devrait pouvoir aussi l’utiliser pour caractériser
certaines tragédies dont les victimes seraient juives. Et il n’est pas mauvais
de dramatiser à bon escient. Je soutiendrai donc le vocable
« holocauste » partout où il me sera loisible de le faire, notamment
au Maroc qui en est partie prenante.
« Ce ne sont pas là que des engagements
personnels. Sur tout ce qui vient d’être dit, la République s’en trouve engagée
à l’avenir, par la présence des principaux responsables politiques, ceux qui
sont fidèles à nos valeurs, et qui demain pourraient assurer l’alternance.
Quelle que soit l’issue des élections, et mon adversaire est là pour le
confirmer, je le vois sourire mais sa victoire est loin d’être acquise, rien
absolument rien ne sera modifié pour la communauté juive. Nous continuerons à
travailler ensemble, gauche et droite unies, pour lui assurer la sécurité,
l’intégrité et l’épanouissement dans notre pays. La France ne serait pas la
France sans votre présence millénaire. Je vous remercie. »
Prologue
« Monsieur le président du CRIF,
membres du gouvernement, représentants élus, dignitaires religieux, Mesdames et
Messieurs, c’est un honneur et un privilège de m’adresser à vous au nom de la
France. À la veille d’une échéance électorale décisive dans notre vie
démocratique, je réalise à quel point ces notions ne recouvrent pas un
formalisme convenu, puisque la volonté du peuple français pourrait m’en priver
dans un an. Et cette perspective, je l’avoue, m’attristerait profondément.
Moins la perte de la fonction suprême dont la durée est limitée par la
constitution que ces opportunités de représenter l’unité du pays, de réaffirmer
les valeurs de la République, et de voir ainsi à l’œuvre comme ce soir la
concrétisation de l’idéal républicain.
« L’Histoire nous réserve souvent bien
des surprises, dont la moindre n’est pas des retournements de situations
sidérants, impossibles même à concevoir. Des retournements qui corrigent les
errements passés et constituent une espèce de rédemption. Qui aurait pu
imaginer, après les soubresauts tragiques étalés sur des siècles en matière de
luttes politiques et religieuses, que la Communauté qui a le plus souffert de
discriminations et d’agressions jusqu’au crime le plus abject de l’Histoire,
que cette Communauté soit non seulement revenue dans le giron de la République,
mais nous offre l’occasion de célébrer ces retrouvailles républicaines ?
« Quelle leçon magistrale pour tous
ceux qui n’ont pas abdiqué et qui croient inlassablement en nos valeurs et se
battent au quotidien pour les faire appliquer encore et toujours !
« Car il est vrai que ces valeurs ne
sont jamais acquises une bonne fois pour toutes, même inscrites dans les textes
les plus sacrés, même gravées dans le marbre des constitutions. Ce combat ne
doit jamais cesser. La réunion de ce soir est comme un miracle qu’il faut
défendre et renouveler, multiplier et diversifier, pour qu’il s’incruste et
fasse partie intégrante, indélébile, inéluctable, indiscutable, pérenne, de
notre patrimoine à tous.
« On entend ici et là des remarques,
dissimulant mal un ressentiment sournois, et non dépourvu d’arrière-pensées
équivoques, sur les attentions excessives dont bénéficierait ladite Communauté.
Des paroles prononcées par les plus hautes autorités de l’État ont pu laisser
l’impression d’une considération particulière réservée à nos concitoyens de
confession juive, et qui aurait porté atteinte au principe d’égalité. Il
convient de rappeler, même si d’un point de vue purement comptable cela n’est
pas erroné, que ces marques appuyées de sympathie et de soutien venaient
généralement après des actions terroristes qui les visaient en tant que
tels ; que notre devoir a été de leur fournir la meilleure protection
possible et les rassurer sur la détermination de la République de les protéger
par tous les moyens.
« Il est vrai, et ceci n’est pas
incompatible avec nos principes fondamentaux, que la République a un devoir
particulier envers ses citoyens juifs. Sans reprendre un historique fastidieux
et peu glorieux des exactions et des humiliations que notre pays leur a fait
subir pendant des siècles, ce qui s’est passé pendant la seconde guerre
mondiale en a constitué le summum, engageant même notre responsabilité morale,
notre dette ne sera jamais entièrement payée.
« Et pourtant, malgré toutes ces
vicissitudes, les juifs n’ont jamais renoncé aux espoirs qu’ils mettaient dans
la France, et à leur foi inébranlable dans son redressement moral. Ils avaient
l’intime conviction que l’espérance et la lumière viendraient toujours à bout
des périodes sombres.
« Dans ce sens, ils nous ont donné et
nous donnent encore des leçons de foi humaniste et patriotique que d’autres
groupes feraient bien de méditer.
« C’est la signification de notre présence
massive à ce dîner annuel. Toutes les instances de la République y sont
représentées et souvent à leur plus haut niveau.
« Il faut que le message passe, et nous
le martèlerons tant qu’il subsistera la moindre trace, la manifestation la plus
anodine, ou ces soi-disant parodies humoristiques, de cette idéologie
pernicieuse qui vise une seule communauté.
« Je le dis sans ambages et de façon
solennelle : La République traquera avec la plus extrême vigilance et
punira avec la plus grande sévérité toute expression antisémite. Beaucoup a été
fait dans ce sens. L’arsenal juridique se renforce. L’Éducation nationale y
veille en formant les jeunes esprits. Les médias contribuent au mieux. La
justice condamne sans désemparer. L’hydre malfaisante semble pourtant renaître
de façon sournoise en se dissimulant derrière des opinions politiques ou en
profitant du cadre libéral et anonyme des réseaux sociaux. Les organisations
juives nous ont fait part de leurs inquiétudes, inquiétudes tout à fait
légitimes, et que nous considérons avec le plus grand sérieux. Des démarches
sont entreprises pour qu’aucune expression à caractère antisémite ne demeure
impunie. La République mettra tout en œuvre pour extirper à jamais ce mal
insidieux qui déshonore notre civilisation. J’en prends ici le ferme
engagement.
« Cela passe également par un travail
constant sur la Préservation de la Mémoire. Tout doit être fait pour qu’on
n’oublie jamais. J’ai d’ailleurs créé un secrétariat d’État à cette fin, et je
suis heureux que son premier titulaire soit une femme d’origine maghrébine.
Quel merveilleux symbole ! Madame Badia El Ghomri, qu’on peut applaudir,
fait un travail remarquable, malgré sa jeunesse et son inexpérience. Je veille
personnellement à ce que tous les dossiers qu’elle traite bénéficient d’une
attention particulière.
« Je passe sur toutes les actions qui
sont entreprises, et elles sont nombreuses, pour évoquer une affaire en cours.
Des personnalités en France et au Maroc ont souhaité sortir de l’oubli les péripéties de l’émigration des juifs
marocains, et en particulier le naufrage d’une embarcation emportant ses
quarante-trois passagers par une nuit de tempête en février 1961.
« Un mémorial sera érigé sur la côte
marocaine d’où partaient clandestinement ces juifs, et un mémorial identique
dans le département du Gard, dans l’enceinte du camp qui leur servait de
transit. J’ai donné mon accord pour inaugurer au moins l’un des deux. J’estime
que tout ce qui peut être fait pour rappeler
les exactions commises contre des juifs relève du Devoir de Mémoire. Même si
les faits incriminés ont eu lieu hors de France, car le Devoir de Mémoire a une
dimension universelle.
« J’irais jusqu’à défendre les
références à l’holocauste, exprimées dans le documentaire qui relate
cette épopée. Ce terme a une connotation spécifique, relative à une période
déterminée, mais on devrait pouvoir aussi l’utiliser pour caractériser
certaines tragédies dont les victimes seraient juives. Et il n’est pas mauvais
de dramatiser à bon escient. Je soutiendrai donc le vocable
« holocauste » partout où il me sera loisible de le faire, notamment
au Maroc qui en est partie prenante.
« Ce ne sont pas là que des engagements
personnels. Sur tout ce qui vient d’être dit, la République s’en trouve engagée
à l’avenir, par la présence des principaux responsables politiques, ceux qui
sont fidèles à nos valeurs, et qui demain pourraient assurer l’alternance.
Quelle que soit l’issue des élections, et mon adversaire est là pour le
confirmer, je le vois sourire mais sa victoire est loin d’être acquise, rien
absolument rien ne sera modifié pour la communauté juive. Nous continuerons à
travailler ensemble, gauche et droite unies, pour lui assurer la sécurité,
l’intégrité et l’épanouissement dans notre pays. La France ne serait pas la
France sans votre présence millénaire. Je vous remercie. »
dimanche 22 juillet 2018
La fonction du Traître dans une organisation totalitaire
La fonction
du Traître dans une organisation totalitaire
Dans une
organisation démocratique, c’est-à-dire ouverte et tolérante, dans laquelle la
direction peut être contestée et les grandes orientations discutées, il y a
rarement des Traîtres, mais plutôt des dissidents ou des contestataires qui
peuvent s’exprimer à l’intérieur ou partir sans provoquer un drame.
Une organisation totalitaire se
caractérise tout d’abord par l’existence d’un chef, incontestable, infaillible,
respecté, adulé, autoritaire, inamovible, qui en vient à se confondre avec l’organisation
elle-même. Sans lui, l’organisation ne serait rien ou presque. C’est un leader
et un patron qui ne peut souffrir l’ombre d’une opposition, voire même l’apparition
d’une personnalité d’envergure.
Une organisation totalitaire a
quelques dogmes, 3 ou 4 pas plus, qui constituent le fondement de son action et
la bible de ses militants.
Autour du chef, quelques théoriciens
chargés de propager la bonne parole et quelques chiens de garde pour la
discipline. Tous évidemment vouent au chef une fidélité à toute épreuve.
Parfois le bel ordonnancement coince
pour diverses raisons. Occupons-nous ici de l’apparition du Traître et de sa fonction.
Le Traître remet en cause, d’une
façon ou d’une autre, l’autorité suprême du chef ou l’un des dogmes
fondamentaux. Son élimination, si elle devient nécessaire, doit aussi remplir
des fonctions essentielles à la survie et à la cohésion de l’ensemble.
La mise à l’index du Traître obéit à
une mise en scène.
Dans une organisation totalitaire (étatique)
qui dispose de la violence légitime, le Traître est amené à reconnaître publiquement
ses torts et à accepter la sanction ultime (la mort) dans l’intérêt supérieur
de l’organisation. C’est le summum de la manipulation. Voir « Le zéro et l’infini »
d’Arthur Koestler.
Mais une organisation totalitaire qui
n’a pas de pouvoir étatique se contentera chasser le Traître avec une campagne
d’insultes, de chantages, de dénigrements, d’insinuations, de mépris, de
violences, pour extirper le serpent venimeux accueilli naïvement en son sein
(le parti communiste français avec Sartre ou Roger Garaudy par exemple).
Le Traître a donc cette fonction de
purger l’organisation de cette tumeur, de la libérer de ce corps étranger et
malicieux qui s’est infiltré insidieusement et qui a été heureusement démasqué,
pour lui redonner sa pureté d’origine. Débarrassée de cette tumeur, l’organisation
peut se lancer de nouveau dans le combat avec un horizon éclairci. En attendant
le prochain Traître.
Par ailleurs, la chasse au Traître
permet aux militants de se défouler et d’espérer. Quoi de plus gratifiant que
de déverser un tombereau d’insultes sur celui qui est offert à la vindicte, et
dans une saine émulation dans les propos les plus bas, les plus vulgaires, les
plus mensongers. Cette campagne de défoulement sera d’autant plus violente que
le Traître aura été adulé quelques semaines auparavant. Que d’épisodes vont-ils
se raconter sur les manœuvres dont ils ont été les victimes ! Et comment
leur bonne foi aura-t-elle été trahie avec autant d’impudence !
La chasse au Traître va permettre aux
militants de comprendre et d’accepter pourquoi
l’organisation n’a pas atteint ses objectifs, en général irréalistes, car il s’agit
ni plus ni moins de renverser le système établi.
Les militants iront de nouveau aux
sacrifices qui leur seront demandés en temps, en argent, en énergie, en
relations, en activités intellectuelles ou récréatives.
Comme dit l’adage, si le Traître n’existait
pas, il faudrait l’inventer.
Jacob Cohen
22 juillet 2018
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