jeudi 27 septembre 2012

Le mot PALESTINE censuré sur CANAL +


Nadir Dendoune raconte l’affolement et la censure à Canal Plus en raison de son T.Shirt mentionnant simplement le mot Palestine !

Nadir Dendoune au Grand Journal de Canal Plus le 24 septembre 2012
C’est l’histoire d’une chaîne subversive. Une chaîne, briseuse de tabous, où tout est permis, où les animateurs débarquent sur les plateaux télé en jeans et en t-shirts, parfois même en tongs. Une chaîne qui invite à peu près tout le monde. A juste titre et toujours au nom de la liberté d’expression. Une liberté d’expression qui a tout de même ses limites dès qu’on prononce, qu’on chuchote même, le mot Palestine.
"Tenez, mettez cette veste"

Nous sommes lundi et je suis invité au "Grand Journal" de Canal Plus, une première et sans doute la dernière fois que j’y mets les pieds... Je suis invité pour parler de la mort de ses six Français disparus sur les pentes du Manaslu, huitième plus haut sommet du monde. J’ai été prévenu le jour même.
Dès le début, je sens la tension. Il y a les habitués de l’émission : Jean-Michel Aphatie, assis à ma gauche avec lequel je discute avant que le show ne débute, Michel Denisot, un peu plus loin. Daphné Bürki est en face de moi et elle me salue avec gentillesse. A sa gauche, le directeur du club alpin. Jean-François Copé se tient droit en face, légèrement sur ma gauche. Pas de sourire : son regard est froid.
L’émission commence. Je dois intervenir dans la deuxième partie de l’émission. Une fois la publicité lancée, deux assistants se ruent à mes côtés paniqués. La première : "Tenez, mettez cette veste". Une fois la veste sur moi, son collègue se rend compte : "Ça ne sert à rien, on verra toujours le t-shirt. En plus, ça ne sera pas raccord avec le début de l’émission". Ils repartent en stress.
Jean-Michel Apathie ne comprend pas. Jean-François Copé ressemble à quelqu’un qui vient de sortir d’un enterrement. Le show reprend.
C’est en regardant le replay de l’émission que je me rends compte que pendant toute mon intervention, les cadreurs, donc le réalisateur, n’ont proposé que des plans serrés sur moi, donc sans possibilité d’apercevoir le t-shirt en entier, ce qui ne fut pas le cas pour les autres invités, qui ont aussi été filmés en plan large.

Et sur cette séquence, à 1’53, je relève un brusque plan de coupe :
Un t-shirt Palestine, comme on porte un t-shirt "I love New-York"
Surtout ne pas montrer le fameux t-shirt, que je porte pourtant depuis ce matin. Issu de ma garde robe habituelle, sans jamais penser que ceci aurait pu être un problème, même s’il est de notoriété publique que j’ai une sympathie pour le peuple palestinien (ce qui explique que j’ai pléthore de t-shirts achetés lors de mes voyages en Palestine).
Un t-shirt avec écrit dessus le mot Palestine, pas un T-shirt appelant au "terrorisme". Un t-shirt Palestine, comme on porte un t-shirt "I love New-York", Rome ou Paris. Même pas un t-shirt Nike ou Adidas. Même pas un t-shirt "free Palestine", ou "Boycott Israël". Juste un t-shirt noir avec écrit dessus le mot Palestine…
Que se passe-t-il chez Canal Plus ? Pourquoi une telle crainte ? D’où vient cette gêne ? Comment en est-on arrivé là ? Voilà une semaine qu’on nous bassine avec la liberté d’expression et là un petit t-shirt siglé Palestine met le feu à la chaine la plus "subversive" du Paf français. C’est à mourir de rire. J’en ris encore ?
Source : http://leplus.nouvelobs.com/contrib...
CAPJPO-EuroPalestine

mardi 25 septembre 2012

Dans la France "sionisée" le République s'arrête le jour de Kippour

Le conseil de Paris ne siègera pas pour cause de .... yom Kippour

24 septembre 2012 Par Madjid MESSAOUDENE
Oui, vous avez bien lu, le maire socialiste de Paris a décidé de reporter le conseil de Paris. Il accède en cela à la demande du chef de file parisien de l'UMP.
Dans ce contexte, où l'on nous dit que la place des religions doit être cantonée à l'espace privé, et dans lequel des musulmans se sont vus interdire de manifester, on ne peut que constater que la religion juive, en l'occurence, s'invite au coeur de l'espace public parisien, jusque dans les institutions républicaines.
Comment justifier que des élus reportent une réunion publique officielle pour cause de fête religieuse ? Quelle est la définition de la laïcité du maire de Paris ?
On est en droit de se demander si le conseil aurait été reporté pour cause de célébration de l'Aid el Kebir...., ou pour le nouvel an bouddhiste.

Evidemment que non, et si ça avait été le cas, il aurait fallu le dénoncer tout aussi fortement.
Le souci, dans cette affaire, c'est que la ville de Paris a choisi son camp en prêtant une attention toute particulière à la communauté juive de Paris.
La ville avait déjà été critiquée pour subventionner une crèche loubavitch, donc ultra religieuse, et ce, sur fonds publics.
Finalement, le PS est droit dans ses bottes, et a opté pour la préférence religieuse, stigmatisant au passage plus encore, les milliers de parisiens de confession musulmane.
Le conseil doit se tenir comme prévu et les élus opposés à ces dérives doivent se faire entendre.

JACOB COHEN: Lettre ouverte (Numéro 2) au Président de la République

JACOB COHEN: Lettre ouverte (Numéro 2) au Président de la République
Monsieur le Président,
J'ai attiré votre attention il y a quelque temps sur les dysfonctionnements graves - car ils Concernent des actes criminels accompagnés de menaces et d'insultes antisémites - de votre Police et de votre Justice.
Je suis cet écrivain juif antisioniste agressé à 2 reprises par la Ligue de défense juive à Paris. Agressions filmées, postées et revendiquées sur le site de la LDJ. Et ces criminels n'ont jamais été inquiétés.
Les ministres concernés n'ont jamais voulu répondre à mes demandes. Pour leur silence et leur inaction complices, et pour non-assistance à personne en danger, ils mériteraient d'être jugés devant la Cour de Justice de la République.
Doit-on conclure qu'au sommet de la République:
1. La priorité des priorités est de sauver le soldat Israël et de le protéger contre toute critique et toute sanction, malgré ses crimes qui durent depuis 60 ans?
2. Qu'il en découle de donner une place à part - dérogatoire au droit général - au lobby sioniste en France incarné par le CRIF?
3. Et qu'on fasse tout pour couvrir les criminels de la LDJ, bras armé du CRIF, parce qu'ils sont juifs et sionistes?
Ce sont des accusations graves, mais les Autorités ne font rien pour les démentir.
Vous pouvez ignorer par le mépris mes lettres, mais celles-ci resteront comme une tache sur la manière dont vous vous acquittez de vos fonctions suprêmes de gardien des Institutions.
Veuillez agréer mes sincères salutations.
Paris le 25 septembre 2012
Jacob Cohen

lundi 24 septembre 2012

La confiscation rampante de ce qui reste du territoire palestinien avec la secrète approbation des Européens:

L'occupant sioniste utilise tous les subterfuges pour dépecer et s'approprier les misérables restes laissés aux Palestiniens. Du moment qu'ils ont une "Autorité" qui ferme sa gueule avec la bénédiction des caniches arabes et des impérialistes occidentaux.

Exemple: Le tramway.
La ligne de tramway traverse Jérusalem-Est et passe par des quartiers juifs construits dans un secteur de Jérusalem conquis lors de la guerre des Six Jours et sur lequel la souveraineté d'Israël n'est pas reconnue par la communauté internationale

En reliant Jérusalem-Ouest, partie israélienne de la ville, aux colonies de French Hill, de Pisgat Zeev, et de Neve Yaakov, la construction du tramway est vue, selon certains, comme légitimant la reconnaissance de ces colonies.
Pour Fouad Hallak et Wassim H. Khazmo (conseillers de l’Organisation de libération de la Palestine) :
« A terme, le tramway rapprochera de Jérusalem-Ouest toutes les colonies juives de Jérusalem-Est. Il participe donc à l’irréversibilité de l’occupation. Or, sans Jérusalem-Est, il n’y a pas d’Etat palestinien... »
Amnesty International estime que :
« le tramway va entériner des mesures illégales d'annexion et de colonisation adoptées préalablement par le gouvernement israélien, [...] la conclusion de ce contrat soulève des questions de violation du droit international. »
Plusieurs associations (parmi lesquelles Amnesty International, France-Palestine Solidarité et Femmes en noir) considèrent que le projet du tramway de Jérusalem ne respecte pas la IVe convention de Genève ainsi que la résolution 465 du Conseil de sécurité des Nations unies.

vendredi 21 septembre 2012

Plus les Arabes s'aplatissent, plus les Sionistes les snobent


Israël et USA pas touchés par le "geste" arabe sur le nucléaire

Cette initiative s'inscrit dans le cadre plus large des efforts visant à débarrasser la région de toute arme nucléaire, ont dit des diplomates arabes.
Ce geste a toutefois été ignoré par Israël et les Etats-Unis, qui ont critiqué le fait qu'un débat sur "les capacités nucléaires israéliennes" ait été placé en tête du programme de l'assemblée annuelle de l'AIEA, qui réunit 155 pays.
Les Etats-Unis sont favorables à un Moyen-Orient sans armes de destruction massive mais "utiliser les réunions de l'AIEA pour désigner Israël à la critique ne nous rapprochera pas de cet objectif", a dit le diplomate américain Robert Wood.
"En fait, cela nous fait faire un pas dans la direction opposée", a-t-il ajouté.
Ce débat sur Israël sert uniquement à "détourner l'attention de l'agence des graves problèmes liés au non-respect permanent de leurs obligations par deux autres pays de la région", a-t-il ajouté en allusion à l'Iran et à la Syrie.
Les ambassadeurs israélien, Ehud Azoulay et iranien, Ali Asghar Soltanieh, ont réciproquement accusé leurs pays de constituer "une menace pour la paix et la sécurité" dans la région.
Israël soupçonne l'Iran de vouloir se doter clandestinement d'un arsenal nucléaire. Les dirigeants de l'Etat hébreu laissent planer la menace d'une intervention militaire contre les sites nucléaires iraniens.
Téhéran affirme que son programme est purement pacifique.
Les pays arabes ont expliqué l'absence de projet de résolution contre Israël par leur volonté de ne pas saper le projet égyptien de conférence sur un Moyen-Orient sans arme nucléaire, qui pourrait avoir lieu en décembre à Helsinki.
La Russie a salué le "signal constructif" envoyé par les pays arabes.
Comme lors des années précédentes, une résolution soutenue par l'Egypte a été adoptée appelant à une adhésion de tous les Etats de la région au Traité de non-prolifération (TNP). Ce texte ne mentionnait pas explicitement Israël, qui, avec les Etats-Unis, a fait partie des huit pays s'étant abstenus lors du vote, contre 111 pays qui ont voté pour.

Le nucléaire sioniste. «CE QUI DOIT ETRE DIT» par Günther Grass



«CE QUI DOIT ETRE DIT» par Günther Grass
«CE QUI DOIT ETRE DIT»
Pourquoi me taire, pourquoi taire trop longtemps
Ce qui est manifeste, ce à quoi l'on s'est exercé dans des jeux de stratégie au terme desquels nous autres survivants sommes tout au plus des notes de bas de pages
C'est le droit affirmé à la première frappe susceptible d'effacer un peuple iranien soumis au joug d'une grande gueule qui le guide vers la liesse organisée, sous prétexte qu'on le soupçonne, dans sa zone de pouvoir, de construire une bombe atomique.
Mais pourquoi est-ce que je m'interdis De désigner par son nom cet autre pays Dans lequel depuis des années, même si c'est en secret, On dispose d'un potentiel nucléaire en expansion
Mais sans contrôle, parce qu'inaccessible
À toute vérification ?
Le silence général sur cet état de fait silence auquel s'est soumis mon propre silence, pèse sur moi comme un mensonge une contrainte qui s'exerce sous peine de sanction en cas de transgression ; le verdict d'»antisémitisme» est courant.
Mais à présent, parce que de mon pays, régulièrement rattrapé par des crimes qui lui sont propres, sans pareils, et pour lesquels on lui demande des comptes, de ce pays-là, une fois de plus, selon la pure règle des affaires, quoiqu'en le présentant habilement comme une réparation, de ce pays, disais-je, Israël attend la livraison d'un autre sous-marin dont la spécialité est de pouvoir orienter des têtes explosives capables de tout réduire à néant en direction d'un lieu où l'on n'a pu prouver l'existence ne fût-ce que d'une seule bombe atomique, mais où la seule crainte veut avoir force de preuve, je dis ce qui doit être dit.
Mais pourquoi me suis-je tu jusqu'ici ?
parce que je pensais que mon origine, entachée d'une tare à tout jamais ineffaçable, m'interdit de suspecter de ce fait, comme d'une vérité avérée, le pays d'Israël, auquel je suis lié et veux rester lié.
Pourquoi ai-je attendu ce jour pour le dire, vieilli, et de ma dernière encre :
La puissance atomique d'Israël menace une paix du monde déjà fragile ? parce qu'il faut dire, ce qui, dit demain, pourrait déjà l'être trop tard : et aussi parce que nous - Allemands, qui en avons bien assez comme cela sur la conscience - pourrions fournir l'arme d'un crime prévisible, raison pour laquelle aucun des subterfuges habituels n'effacerait notre complicité.
Et admettons-le : je ne me tais plus, parce que je suis las de l'hypocrisie de l'Occident ; il faut en outre espérer que beaucoup puissent se libérer du silence, et inviter aussi celui qui fait peser cette menace flagrante à renoncer à la violence qu'ils réclament pareillement un contrôle permanent et sans entraves du potentiel nucléaire israélien et des installations nucléaires iraniennes exercé par une instance internationale et accepté par les gouvernements des deux pays.
C'est la seule manière dont nous puissions les aider tous, Israéliens, Palestiniens, plus encore, tous ceux qui, dans cette région occupée par le délire vivent côte à côte en ennemis Et puis aussi, au bout du compte, nous aider nous-mêmes.

mercredi 19 septembre 2012

La Shoah, la loi Gayssot et le communautarisme, par Jacob Cohen

Jacob COHEN sur l'Islam en/de France





L'occupant sioniste desserre légèrement le noeud coulant en Palestine

"Israël a ordonné le transfert anticipé de près de 50 millions d'euros revenant à l'Autorité palestinienne. C'est la réponse directe de l'Etat hébreu face aux mouvements sociaux qui se développent dans les Territoires palestiniens."
Le message de l'occupant sioniste ne varie pas. Il faut que les Palestiniens gardent constamment à l'esprit qu'ils n'ont aucun droit, ni aucune liberté, autres que ceux que leur saigneur et maître daigne leur laisser.
Le plus terrible dans cette histoire, c'est que les caniches-dirigeants palestiniens n'en tirent aucune conclusion. Leurs forces de sécurité continent à collaborer sous les ordres de leurs oppresseurs sionistes, et leur mission principale est d'assurer la sécurité des colons.





vendredi 14 septembre 2012

Jacob Cohen: Interview sur une radio communautaire de Barcelone

La France complice de l'occupation sioniste

UNE NOUVELLE ILLUSTRATION DE LA COMPLICITE DE L'EUROPE AVEC LA COLONISATION SIONISTE.
Avec d'autres pays qui violent le droit international, la France n'hésite pas à brandir l'arme des sanctions. Mais chut! Le régime sioniste est sacré et peut se comporter comme il veut!
Interrogé lors du point de presse quotidien sur l'établissement d'une université à Ariel, le porte-parole du Quai d'Orsay a "vivement déploré" la décision du gouvernement israélien. "La France déplore vivement la décision des autorités israéliennes d'établir une université dans la colonie d'Ariel, en Cisjordanie. Cette mesure, à l'instar de toutes celles visant à pérenniser ou à légitimer la colonisation dans les Territoires palestiniens, ne peut que saper davantage la confiance entre les parties. Nous appelons par conséquent Israël à revenir rapidement sur cette décision. Nous rappelons que nous condamnons la colonisation, tant en Cisjordanie qu'à Jérusalem-Est : elle est illégale au regard du droit international et constitue un obstacle à une paix juste, basée sur la solution des deux États", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

jeudi 13 septembre 2012

La soumission de la Ligue arabe aux sionistes mérite une médaille

Les pays arabes ne présenteront pas de texte sur Israël à l'AIEA

Les pays arabes ne devraient pas soumettre de projet de résolution commune sur Israël lors de la prochaine conférence générale de l'AIEA afin de ne pas gêner les efforts en faveur d'un Moyen-Orient sans armes nucléaires, a-t-on appris auprès de diplomates.
Cette décision devrait être bien accueillie par les pays occidentaux, qui redoutent qu'une offensive arabe contre l'Etat hébreu ne l'encourage à ne pas assister à des pourparlers prévus avantla fin de l'année et visant à interdire semblables armes de destruction massive dans la région. «C'est assurément positif», a commenté un diplomate occidental.
Selon des diplomates, les délégués de pays arabes à la Conférence générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique prévue du 17 au 21 septembre dans la capitale autrichienne critiqueront comme chaque année Israël pendant les débats, tout en s'abstenant de présenter un texte.
Les puissances occidentales exhortaient les diplomates arabes accrédités à ne pas soumettre de projet de texte certes non-contraignant mais ayant une forte portée symbolique qui ciblerait Israël, considéré par beaucoup comme le seul pays de la région à posséder l'arme atomique.
Semblable démarche, expliquent-elles, anéantirait tout espoir de voir le projet de conférence, vers la fin de l'année probablement à Helsinki, déboucher sur la création d'une zone dénucléarisée au Moyen-Orient. Israël, tout comme l'Iran d'ailleurs, se sont abstenus jusqu'ici de dire s'ils participeraient à la conférence dans la capitale finlandaise.
Lors de la conférence générale de l'AIEA organisée en 2011, le groupe arabe avait surpris en décidant de ne pas cibler les Israéliens avec une proposition sur «les capacités nucléaires d'Israël». Ce geste avait été présenté comme un signe de bonne volonté avant les pourparlers de 2012. L'Etat hébreu avait accueilli cette mesure comme un développement «positif».

Le caniche jordanien ose aboyer (doucement) contre son maître sioniste

EXCLUSIF AFP - Abdallah II accuse Israël d'entraver le projet nucléaire de la Jordanie
12 septembre 2012 à 20:07

Le roi Abdallah II a accusé mercredi Israël d'entraver le programme d'énergie nucléaire de la Jordanie, et mis en garde contre une "fragmentation" de la Syrie et un débordement du conflit dans les pays voisins, dans une interview exclusive à l'AFP.
Le souverain hachémite, dont le pays cherche à développer l'énergie nucléaire pour satisfaire ses besoins intérieurs croissants en électricité, a affirmé qu'une "forte opposition au programme d'énergie nucléaire de la Jordanie provenait d'Israël".
Les deux pays sont liés par un traité de paix depuis 1994.
"Lorsque nous avons commencé à nous diriger vers l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, nous avons approché plusieurs pays (...) pour qu'ils travaillent avec nous", a expliqué le souverain au Palais royal à Amman. "Mais nous avons rapidement saisi qu'Israël faisait pression sur ces pays pour entraver toute coopération avec nous".
"Une délégation jordanienne approche ainsi un partenaire potentiel, et une semaine plus tard, une délégation israélienne vient demander à nos interlocuteurs de ne pas soutenir l'offre jordanienne sur le nucléaire", a-t-il ajouté.
Israël, seule puissance nucléaire --officieuse-- de la région, a rejeté les critiques du roi, un haut responsable gouvernemental assurant que l'Etat hébreu "n'a jamais agi contre le programme jordanien".
"A chaque fois que nous avons été consultés sur ce projet, nous avons adopté une approche positive", a renchéri un autre responsable israélien.
La Jordanie, qui importe 95% de ses besoins en énergie, cherche à développer des alternatives au gaz égyptien qui couvre habituellement 80% de ses besoins pour produire de l'électricité, et dont l'approvisionnement a été plusieurs fois interrompu en raison d'attaques sur le gazoduc.
La Jordanie, dont le désert couvre 92% du territoire, souhaite utiliser l'énergie nucléaire notamment pour alimenter des usines de dessalement.
"L'énergie nucléaire sera le moyen le moins cher et le plus fiable de dessaler l'eau", a souligné le roi Abdallah II.
Il a expliqué qu'il faudrait environ 3,5 milliards de dinars (4,9 milliards de dollars) "pour une centrale qui représenterait un tiers de la capacité totale d'électricité produite en Jordanie aujourd'hui".
"Les attaques sur le gazoduc égyptien au cours des deux dernières années nous ont coûté déjà 2,8 milliards de dinars. Cela aurait payé au moins un réacteur".
Un consortium conduit par Areva et le japonais Mitsubishi est en compétition avec le russe Atomstroyexport pour construire la première centrale nucléaire jordanienne.
Une coentreprise du géant nucléaire français Areva, la JFUMC, a indiqué en juin avoir découvert plus de 20.000 tonnes d'uranium en Jordanie.

Harlem Désir entre ses maîtres sionistes