dimanche 25 juillet 2010

Le devoir de mémoire à la "sauce sioniste"

Yoram Kaniuk est un écrivain israélien, sioniste de gauche, c’est-à-dire qui assume l’idéologie sioniste avec ses nécessités historiques. Euphémisme pour qualifier la purification ethnique de 1948 avec ses centaines d’exécutions de civils, et la destruction de la presque totalité des villages palestiniens. Mais comme c’est un «humaniste», il déplore ces dérives. Comme Amos Oz et David Grossman, ces grands écrivains pacifistes que l’Etat d’Israël envoie à l’étranger pour montrer un autre visage, mais qui avaient applaudi aux 2 guerres du Liban et de Gaza, avant de se raviser peu avant leur terme. Un peu tard en fait.
Si je vous parle de Kaniuk, c’est pour montrer jusqu’où peut aller l’impudence et l’arrogance israéliennes. D’origine allemande, cet écrivain est invité à longueur d’années par toutes sortes d’institutions allemandes qui lui déroulent le tapis rouge et ne reculent devant aucune dépense pour le satisfaire. Mais Kaniuk se fait un malin plaisir de harceler ses interlocuteurs et de les rappeler à leurs responsabilités historiques.
Ainsi dans son livre «Le dernier Berlinois» éd. Fayard, 2003, il raconte comment, invité à célébrer le 600e anniversaire de la fondation de l’université de Heidelberg, il rappela ses hôtes à l’ordre, exigeant leur repentir devant un «crime» historique. Extrait(page 98):
« Lorsque l’électeur Ruprecht Ier voulut fonder une université, le seul emplacement gratuit qu’il trouva fut cette fameuse rue «aux Juifs». L’électeur n’avait rien contre les Juifs en particulier, mais il les chassa sans états d’âme pour installer à leur place 6 professeurs et quelques étudiants.»
Je rappelle que cela s’est passé en 1386, oui vous avez bien lu. 1386. L’auteur ne dit pas s’il avait découvert d’autres «crimes» imputables aux Wisigoths ou aux Ostrogoths. Après tout, ce sont des ancêtres germaniques.
Bien sûr, tous ces écrivains sionistes humanistes pacifistes, n’évoquent jamais un devoir de mémoire pour les centaines de milliers de Palestiniens chassés de leurs terres dans les conditions que l’on connaît.

Dernier roman, Le Printemps des Sayanim, éditions l'Harmattan.




mercredi 21 juillet 2010

ANTISIONISME = ANTISEMITISME ? A VOIR !

A vouloir dissuader toute critique d'Israël, à tout prix, même lorsque l'évidence saute aux yeux, si on se réfère par exemple aux rapports d'Amnesty International, en recourant à l'arme nucléaire, c'est-à-dire l'antisémitisme, les judéo-sionistes peuvent se retrouver dans des situations pour le moins embarrassantes.
Illustration avec cet extrait du livre de Régis Debray: A un ami israélien, éditions Flammarion.
"La vie nous a fait rencontrer nombre de juifs antisionistes, athées ou religieux. Et pour qui a de mauvaises lectures, l'antisémite sioniste est une figure familière, voire du meilleur monde. "Vive le sionisme!" s'écriait Drieu la Rochelle dans la NRF (en 1942!). Et Paul Morand, 20 ans après sous la Coupole: "Retournement à l'Académie. La droite, antisémite, est devenue sioniste, et la gauche, dreyfusarde de tradition, palestinienne." En brut: "Qu'ils débarrassent le plancher, ces youpins, et qu'ils aillent casser du bicot aux avant-postes. Ce sera toujours ça de pris."
Rien d'étonnant. Les sionistes s'allient avec le diable pour réaliser leurs projets. Rappelons par exemple les liens étroits (politiques, économiques, militaires, déplomatiques, sécuritaires, etc. qui existaient entre Israël et l'Afrique du Sud de l'Apartheid.

dimanche 18 juillet 2010

Danse du ventre autour des "négociations directes"

La polémique autour de la reprise de "négociations directes" a quelque chose de "comico-pathétique". Voir les dirigeants sionistes s'agiter dans une danse de ventre effrénée pour reprendre les négociations sans conditions avec les Palestiniens montre leur cynisme et une démagogie sans pareil.
Rappelons que 17 ans de négociations, depuis les accords d'Oslo de 1993, ont abouti à faire passer le nombre de colons en Cisjordanie de 150 000 à 500 000. Avec ce que cela entraîne de confiscations de terres, de destructions de maisons et de champs, de barrages pour assurer la "sécurité" de l'occupant. Encore quelques années de "négociations" et il n'y aura plus rien à négocier.
Observer les complices des sionistes qui poussent aux "négociations directes": Obama, Sarkozy, Merkel, Moubarak, etc, et voir ce pauvre "président" palestinien, même collabo, tenter de faire bonne figure... on a un peu mal pour lui. Que le monde politique est cruel!

yacobous@yahoo.fr
Dernier roman, Le Printemps des Sayanim, éditions l'Harmattan

samedi 17 juillet 2010

EXODUS: Une nouvelle couche de propagande sioniste

Dans mon interview parue sur quelques sites:
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=9047
j'ai cité l'exemple du film EXODUS comme action redoutable (des agents du Mossad) de propagande sioniste puisqu'il a marqué au moins une génération occidentale en faveur de la lecture unilatérale de 1948. Apparemment l'action de ce film ne s'arrête pas aux années 60. Les "sayanim" aux commandes le ressortent de temps en temps, après 50 ans, pour une nouvelle couche de propagande.
Ainsi ce samedi après-midi sur RTL 9 les téléspectateurs apprendront qu'il n'y a pas eu d'expulsion massive (90% d'un peuple) des palestiniens manu militari accompagnée de centaines d'exécutions et de destructions de la presque totalité des villages palestiniens.
Mais la vérité finit par triompher.

Dernier roman: Le printemps des sayanim, éditions l'Harmattan

jeudi 15 juillet 2010

Les Arabes, c'est quand même pas des Turcs !

Les dirigeants (sic) arabes nous ont habitués depuis des décennies à parler pour ne rien dire, à crier dans le désert, à hurler pour cacher leur faiblesse, leur corruption, leur pusillanimité. Ce sont des dictateurs, roitelets ou présidents à vie (parfois même héréditaires) dont l'unique aspiration est de se maintenir au pouvoir en faisant un grand usage des bienfaits de la corruption. La tragédie palestinienne leur a donné l'occasion de se surpasser dans leur immobilisme et leur complicité à peine cachée avec l'Amérique et Israël. Ils dépensent des dizaines de milliards de dollars chaque année dans des armements sophistiqués dont ils ne sauront même pas s'en servir le moment venu, ou dans des palais ruisselant d'or, ou dans les casinos, et laissent crever dans la misère des millions de Palestiniens, leurs "frères" comme ils les appellent.
Cette semaine nous a apporté une nouvelle preuve de leur lamentable connerie. L'ineffable Khadaffi (les Occidentaux l'adorent, c'est leur "idiot utile") a affrété un bateau, un seul, pour briser le blocus sioniste. Il voulait faire comme les Turcs. Sauf que les Turcs ne sont pas faits de la même pâte. A peine les Israéliens ont froncé les sourcils que le misérable bateau libyen a détalé comme un lapin. Tout en criant victoire! Il faut le faire. Remarquez, les société civiles arabes ne sont pas meilleures. Rappelons que la flottille turque qui a brisé le blocus étaient des humanitaires civils.
Bon, au moins, ils nous font rire (jaune).

yacobous@yahoo.fr
Dernier roman, Le Printemps des Sayanim, éditions l'Harmattan

lundi 5 juillet 2010

« Le printemps des sayanim » de Jacob Cohen



Interview de l’auteur.


Pourquoi ce titre ?
J’ai voulu que le terme « sayanim » apparaisse d’emblée et interpelle le lecteur. On se pose la question, et la définition se trouve juste dans les premières lignes de la 4e.
La problématique est installée, sans faux-fuyants, et sans réserve. Idéalement, j’aimerais que ce terme entre dans le vocabulaire courant, dans les analyses, et dans les commentaires.

Voulez-vous nous la rappeler ?
Les sayanim - informateurs en hébreu - sont des juifs de la diaspora qui, par « patriotisme », acceptent de collaborer ponctuellement avec le Mossad, ou autres institutions sionistes, leur apportant l’aide nécessaire dans le domaine de leur compétence.

Comment avez-vous eu l’idée d’écrire sur les sayanim ?
C’est la conjugaison de plusieurs éléments. La lecture de tout livre sérieux sur le Mossad montre l’importance essentielle de ces citoyens juifs qui décident de travailler pour les services secrets israéliens. Imaginez des dizaines de milliers d’agents, occupant des fonctions dans toutes les couches sociales, et qui obéissent au doigt et à l’ ?il au Mossad. Il est à noter que les auteurs anglo-saxons sont beaucoup plus prolifiques sur ce sujet.
Je suis d’assez près l’actualité proche-orientale, et je consulte les médias des 2 bords. Et je suis sidéré, presque fasciné, par la puissance médiatique du lobby pro-israélien. Et comment il arrive à faire rentrer dans les esprits, jusqu’à devenir des banalités admises, des concepts comme « la seule démocratie de la région », ou tellement aberrants, comme « assurer la sécurité d’Israël ».
Le fait de savoir que des sayanim sont en grande partie le moteur de cette propagande permet une lecture plus lucide et plus pertinente de l’actualité.

Est-ce une réalité ?
Je comprends le sens de la question. Je cite Gordon Thomas au début du livre. C’est un spécialiste reconnu des services secrets, en particulier du Mossad. Tellement reconnu qu’il a interviewé tous les chefs du Mossad depuis les années 60, et tous ont admis, en s’en glorifiant, l’apport crucial des sayanim à travers le monde.
Je cite également Victor Ostrovsky, l’un des rares agents du Mossad à avoir publié, après son départ de l’institution, un témoignage unique et inédit sur le service secret, ses méthodes, ses objectifs, ses ressources.

Quel est leur nombre ?
En France ils seraient près de 3000. Ostrovski, ex-agent du Mossad, estime leur nombre à 3000 rien qu’à Londres. On peut imaginer leur importance aux Etats-Unis. Mais le « réservoir » est infini. Si on associe le Bnai Brit (franc-maçonnerie juive internationale), la WIZO (organisation internationale des femmes sionistes), les organisations judéo-sionistes nationales, comme l’UPJF, l’UEJF, le CRIF... en France, et dans les autres pays, ainsi que les sympathisants, on arrive facilement au chiffre de un million de juifs prêts à travailler pour le Mossad. Evidemment ils ne sont pas tous recrutés à cette tâche. Car il faudrait des centaines d’agents pour les traiter. Le Mossad se contente d’en avoir dans tous les secteurs d’activité, avec un accent particulier sur les plus sensibles : les médias, les grands hôtels et les agences de voyage (pour surveiller les allées et venues des Arabes en général, des agents de renseignement, des hommes d’affaire, enfin de toute personne susceptible d’atteindre les intérêts israéliens.

Un cas concret pour en comprendre le mécanisme ?
Pour revenir à Victor Ostrovsky. Lorsque la France a construit une centrale nucléaire en Irak dans les années 70, des scientifiques irakiens étaient venus à Saclay pour se perfectionner. Le Mossad était bien sûr intéressé à les connaître pour pouvoir agir sur eux. N’importe quel autre service secret aurait eu besoin de moyens en hommes, de filature, d’argent pour corrompre, peut-etre de tentatives d’effraction, et de temps, pour y arriver éventuellement. Le Mossad, et c’est sa supériorité, s’est tout simplement adressé à un informateur juif (sayan) qui travaillait à Saclay. Et a demandé que lui fussent fournis les dossiers complets originaux. Car il se méfiait des photocopies. La majorité des renseignements étant en arabe, c’est lui-même qui s’est acquitté de cette tâche. Quel autre service de renseignements peut bénéficier de telles complicités ? Après, ce fut un jeu d’enfant pour piéger l’un de ces scientifiques, remonter jusqu’à leur responsable, et l’assassiner lors de sa visite à Paris.

Ces agents juifs n’interviennent-ils que dans des cas d’espionnage ?
Pas du tout. Les sayanim interviennent aussi et surtout dans les manipulations médiatiques. D’ailleurs le Mossad possède un département important, appelé le LAP, pour « guerre de propagande ». Il me revient un exemple historique. Rappelez-vous le film EXODUS. Il a réécrit l’histoire de 1948 et imposé la vision sioniste pour au moins une génération. En 1961, c’est le premier ministre israélien en personne qui a accueilli l’équipe du film à l’aéroport. C’est dire l’importance qu’on lui accordait.
Rappelons l’importance du Bnai Brit. 500 000 membres dans le monde, probablement 400 000 aux Etats-Unis, dont 6 000 dans le secteur du cinéma. Comment imaginer qu’un film ou qu’une série défavorable à Israël puisse voir le jour ?

Et plus récemment ?
Le cas le plus flagrant est celui du soldat israélien enlevé par le Hamas. Le réseau des sayanim à travers le monde a fait en sorte que son nom soit tellement matraqué que personne ou presque n’ignore son nom. Par ailleurs, son père a été reçu à plusieurs reprises par tous les dirigeants occidentaux, par Sarkozy, Merkel, Blair, Berluscuni, Zapatero, Barroso, par le secrétaire général de l’ONU, par le parlement européen, par l’assemblée de l’UNESCO, enfin le gratin mondial. Comment est-ce possible sans l’intervention de sayanim bien placés dans les instances gouvernementales, économiques, culturelles, médiatiques ? Je rappelle qu’il s’agit d’un caporal d’une armée d’occupation. Quel autre prisonnier peut bénéficier d’une telle sollicitude internationale ? Et avoir son portrait géant sur l’édifice de la Mairie du 16e arrondissement ? Des hommes politiques français, dont Sarkozy et Kouchner, ont exigé sa libération pour raisons humanitaires. Sans dire un mot des milliers de prisonniers palestiniens.

Dans quel but ?
Il s’agit de faire pénétrer dans l’opinion internationale qu’Israël a un « otage » (un seul !) aux mains du Hamas. Cela fait oublier les 11 000 prisonniers palestiniens détenus dans les geôles israéliennes. L’écrasante majorité d’entre eux sont des prisonniers politiques, c’est-à-dire condamnés pour leur lutte pacifique pour l’indépendance. Rappelons qu’Israël est le seul pays « démocratique » au monde qui applique la détention administrative : pouvoir emprisonner n’importe quel citoyen sans avocat, sans jugement, sans motif, sans limitation dans le temps.
Et c’est sur cette base que les forces d’occupation ont kidnappé, juste après l’enlèvement du soldat, 45 personnalités politiques du Hamas, en majorité des élus du peuple. Sans qu’elles aient rien à leur reprocher. Cela s’appelle des « représailles collectives » condamnées par le droit international, et rappelle le comportement de l’occupant nazi en France.
Ainsi, pendant que les médias nous matraquent avec le soldat « otage », on oublie le plus important, et le plus horrible.
Une expérience personnelle : Le 26 juin, le journal du matin de TV5 avait encore fait un reportage sur le drame de ce soldat « otage ». J’ai écrit en rappelant que l’honnêteté journalistique aurait exigé de mentionner les prisonniers soumis à la détention administrative et le kidnapping des 45 élus du Hamas. Aucune réponse, aucun correctif.

Comment se fait-il qu’on ne parle pas beaucoup des sayanim ?
Cela reste un mystère. Comment des journalistes aguerris ont pu disserter sur Israël sans mettre sur le doigt sur cet aspect capital ! Je mets cela sur la puissance des sayanim qui ont réussi l’exploit de ne pas faire parler d’eux. Il ne faut pas oublier que la chape qui écrasait les médias pour diffuser la pensée unique favorable à Israël n’a commencé à se fissurer que depuis quelques années.

Pourquoi des citoyens juifs français par exemple deviennent des sayanim ?
Vous savez, l’idéologie sioniste, jusqu’en 1948, était loin d’être majoritaire dans les communautés juives. Je me souviens qu’au Maroc, dans les années 50, les rabbins vilipendaient les sionistes. Et puis la création d’Israël, la propagande, la hantise d’un nouveau génocide, ont fait en sorte que les institutions juives ont basculé dans un appui inconditionnel à l’Etat juif. Aujourd’hui en France il n’est pas admissible d’exprimer la moindre réserve dans le cadre des institutions juives. La propagande est telle que les citoyens juifs qui vivent dans le cadre de ces institutions développent un second patriotisme et un nationalisme hors du commun. Au besoin, comme illustré dans le roman (l’épisode du cardiologue), le Mossad fera appel au chantage patriotique.

Vous donnez une grande importance à la franc-maçonnerie dans votre livre. Pourquoi ?
La franc-maçonnerie me paraît une illustration parfaite du travail d’infiltration et de propagande mené par les sayanim. D’abord pour montrer qu’aucun domaine ne leur échappe. Il n’y a pas de petits profits. Là où on peut pousser à la défense d’Israël, on le fait sans états d’âme. Par ailleurs, cela montre que les juifs sionistes ne reculent devant rien. Car peu de gens ignorent - même si on n’est pas familier avec la franc-maçonnerie - que celle-ci est d’abord laïque, ouverte à tous sans distinction de race, de religion, ou d’orientation politique. Et voilà que des franc-maçons juifs et sionistes créent en 2002 une loge spécifiquement juive, et sioniste pour défendre Israël.
Je l’ai vécu personnellement, car j’ai été franc-maçon pendant près de 17 ans. Cela s’est passé en 2002, au plus fort de la seconde intifada. Cela n’était pas dit expressément, car c’est contraire à l’éthique maçonnique, mais dans les faits cela revenait au même. Ne devinant pas de quel bord j’étais, ces frères m’ont mis au parfum sans ambages. Et à mon avis c’était couvert par les instances supérieures. Tout ce qui se disait dans la loge était favorable à Israël (voir le 1er chapitre et la conférence tendant à faire un parallèle entre les réfugiés palestiniens et les juifs partis des pays arabes, souvent à l’instigation du Mossad). Et chaque année, la loge organise un « voyage d’information » en Israël, encadré par des fonctionnaires du ministère israélien des Affaires étrangères.
Un de mes personnages principaux, Youssef El Kouhen, va subir les foudres des sayanim franc-maçons. Fils d’immigrés maghrébins, il pense faire un pas décisif dans son intégration républicaine en étant admis au sein du Grand Orient. Mais ayant découvert l’existence de cette loge « judéo-sioniste », il va tenter, avec d’autres frères arabes de contrer leur propagande en créant une loge pro-palestinienne. Mais là il va se heurter à la puissance du lobby sioniste implanté au Grand Orient de France et subira une défaite cinglante. Ce lobby va agir au mépris de toutes les lois de l’Obédience.
En parcourant le livre, on s’aperçoit que certains personnages ressemblent étrangement à des personnes connues, surtout pour leurs sympathies sionistes.
Parmi les 3 000 sayanim français, certains sont connus. Pas en tant que sayanim. Par définition, ce sont des agents secret. Mais étant donné leur soutien constant à Israël et leur participation active à des campagnes savamment orchestrées, il est probable qu’ils agissent dans ce cadre. J’ai voulu les montrer en action, par exemple pour recruter pour monter en épingle une rencontre sportive israélo-palestinienne à Paris, sans autre finalité que de donner l’illusion d’un processus de paix.
Et plus explicitement ?
Il y a plusieurs années, un match de football a eu lieu au Parc des Princes entre des jeunes israéliens et palestiniens. Ce qui avait donné lieu à un battage publicitaire démesuré. J’ai repris cet événement en tentant d’imaginer les coulisses, les pressions, les manipulations, les interventions. Pour obtenir gratuitement le stade, pour le remplir avec des jeunes de banlieue en faisant intervenir le rectorat, en sollicitant des subventions de l’Union européenne et de la Mairie de Paris, en faisant pression sur les dirigeants musulmans « modérés » pour qu’ils apportent leur caution. Une opération de propagande rondement menée grâce aux sayanim, et leurs alliés, dont les plus indéfectibles : SOS Racisme et la Mairie de Paris.

On retrouve souvent SOS Racisme. Pourquoi ?
Pour moi, cette organisation sert de courroie de transmission aux idéologies sionistes. Sa proximité incestueuse avec l’UEJF, un des piliers du soutien à Israël, en est une illustration. Jamais SOS Racisme n’a lancé par exemple une campagne contre l’occupation israélienne, alors qu’elle se démène contre le Soudan. En occupant le terrain, grâce à des subventions généreuses, SOS Racisme empêche l’émergence d’autres organisations anti-racistes plus proches des exigences de la majorité de ses membres. On entend d’ailleurs plusieurs voix, dont celle de Joey Star, réclamer une autre organisation anti-raciste, issue des quartiers, et les représentant légitimement.
Dans le roman, je développe un point de vue qui ne doit pas être loin de la réalité. En fait, c’est l’UEJF et ses alliés sionistes qui cherchent un candidat pour remplacer l’actuel président. D’ailleurs, quand un président de l’UEJF quitte son poste, il devient vice-président de SOS Racisme. Après un noir, les sionistes cherchent un beur présentable qui appliquera les consignes. Tout prétendant à ce poste connaît les enjeux.

Tout un chapitre est consacré à la Mairie du 16e arrondissement. Pour quelle raison ?
Cette Mairie est un des châteaux forts des sionistes. Le Bnai Brit (franc-maçonnerie juive internationale) s’y réunit régulièrement et y organise son salon du livre. Son maire est un ardent défenseur d’Israël. Un portrait géant du soldat israélien enlevé par le Hamas orne la façade de la Mairie.

Il y a ce personnage, MST, qui traverse tout le roman, et qui ressemble furieusement à BHL...
Je vous laisse la responsabilité de ce constat. Il est vrai qu’il y quelques ressemblances, mais en principe ce n’est pas lui. Ceci dit, il ne me déplait pas que certains fassent ce rapprochement. Michel-Samuel Taïeb est effectivement un personnage central, correspondant à son rôle flamboyant, à ses nombreux réseaux, à son implication sans réserve en faveur d’Israël, à l’acharnement avec lequel il recrute d’autres sayanim. C’est lui qui va recruter le cardiologue, qui va intervenir à l’Elysée pour donner l’ordre aux rectorats de remplir le stade de jeunes beurs, qui va appeler un responsable d’émission à Canal Plus pour humilier en direct des militantes de SOS Palestine, qui va faire pression sur le recteur de la Mosquée de Paris pour soutenir ce prétendu « match pour la paix », etc.

On a l’impression que vous vous êtes pas mal amusé avec les noms des sayanim.
Je n’ai pas pu m’en empêcher. Le fait de trouver ces noms, que d’aucuns pourraient rapprocher de personnages réels, me remplissait de joie à chaque fois. Il est vrai que mes sympathies vont là où vous savez. Je n’avais aucune raison de les épargner.

Est-ce à dire que c’est un roman politique ?
Si on entend par là qu’il prend position de façon claire et nette, tout en dénonçant les pratiques de chantages et de manipulations au profit d’une politique impérialiste, alors oui, c’est un roman politique. D’ailleurs il est dédié « à tous ceux qui se battent pour la justice en Palestine ». La forme romanesque n’est qu’un méthode pour y arriver. Bien qu’une grande partie du livre se base sur des faits réels, ou exprime une réalité telle qu’elle pourrait se dérouler. Lorsque MST appelle Canal Plus, je n’étais pas à l’écoute, mais la façon dont la plupart des grands médias lui déroulent le tapis rouge me fait penser que c’est sa manière d’agir. Et d’être obéi.

Est-ce qu’on vous mettra des bâtons des les roues ?
Certainement. Les sayanim et leurs complices, et ils sont nombreux et occupent des postes stratégiques, feront tout pour élever un mur de silence. Ou bien ce sera le déni. Ou enfin le recours à ces vieilles méthodes de l’amalgame. Une critique d’Israël équivaut à de l’antisémitisme. Parler des sayanim, c’est revenir à cette accusation de complot que certains antisémites au tournant du 20e siècle lançaient aux juifs pour les discréditer. Le discours du déni, et d’un certain terrorisme intellectuel, est bien rodé.

Que peut-on vous souhaiter ?
J’espère d’abord que ce livre ouvrira les yeux sur cette force puissante et insidieuse mise au service d’une idéologie de domination. Qu’il permette ensuite un décryptage plus pointu des événements. Et enfin qu’il favorise l’émergence de contre-pouvoirs.
- Editeur : L’Harmattan (17 mars 2010)
- Langue : Français
- ISBN-10 : 2296112846
- ISBN-13 : 978-2296112841

jeudi 1 juillet 2010

Un "bon arabe" au service des sionistes

Ce matin, à l'antenne d'une radio judéo-sioniste, interview d'un arabe, enfin n'allez pas croire à une forme de tolérance inespérée, car il s'agissait d'un "bon arabe", espèce de harki en voie de disparition, mais que les Occidentaux adorent, tout en les méprisant secrètement.
Donc c'était un arabe, le conseiller de l'imam de Drancy (le triste caniche du CRIF), journaliste et écrivain, prétendait-il. Pourquoi pas? Avec ses positions, les éditions Grasset lui seront ouvertes.
Le journaliste buvait du petit lait. L'arabe acquiesçait à tout. Sur les affreux extrémistes musulmans, sur la mairie du PCF qui avait nommé un gymnase au nom de Salah Hamouri, le "terroriste" condamné par la justice israélienne, sur la non-importation du conflit en France...
Il me rappelait un autre arabe qui se déclarait sioniste sur cette antenne et qui avait même exposé au salon du livre du Bnai Brit (franc-maçonnerie juive internationale). Lui aussi avait vu son bouquin publié chez Grasset.
C'est un créneau à prendre. Il y a de la place. Mais après ces deux-là, il faut faire preuve d'imagination pour se montrer plus sionistes que les juifs.

yacobous@yahoo.fr
Dernier roman: Le Printemps des Sayanim, éditions l'Harmattan.

vendredi 25 juin 2010

TV5 Relais de la propagande sioniste

Le grand journal de ce matin (25 juin) a ouvert sur le titre principal: 4e anniversaire de la détention de Gilad Shalit, "otage" du Hamas. Et interview du porte-parole du gouvernement israélien sur les "violations du droit international par le mouvement terroriste".
On croit rêver!
Pas un mot sur les 11 000 prisonniers palestiniens, soumis en majorité à la "Détention administrative", c'est-à-dire la possibilité légale de détenir toute personne pour des raisons de sécurité, sans jugement, sans procès, et ça peut durer des années.
Pas un mot non plus sur les 45 personnalités politiques du Hamas (députés, ministres, conseillers municipaux) kidnappés par l'armée d'occupation suite à l'enlèvement du soldat israélien. Cela s'appelle des représailles collectives et qui rappellent une certaine période de l'histoire de France.
Les "journalistes" de TV5 connaissent-ils ces faits ou obéissent-ils à des instructions?

J.C. yacobous@yahoo.fr
Dernier roman: Le Printemps des Sayanim, éditions l'Harmattan.

jeudi 24 juin 2010

Gesticulations ridicules du Maroc

Le Maroc a condamné les intentions israéliennes de ''détruire les maisons de Palestiniens à l'est de Jérusalem'' et a appelé la communauté internationale à ''intervenir immédiatement'' pour stopper cette ''décision illégale'', ont indiqué des sources officielles à Rabat. Le royaume marocain a par ailleurs fait savoir qu'il ''rejetait totalement le projet israélien de bâtir un parc archéologique à Jérusalem'' menaçant Israël de ''graves conséquences'' à ce sujet.

Le Maroc, dont on connaît les liens profonds, complices, et ce depuis son indépendance en 1956, avec les institutions sionistes et en particulier le Mossad, se ridiculise avec ce communiqué verbeux et lâche. Ce sont les sionistes qui doivent se marrer sous cape, eux qui ont un souverain mépris pour les Arabes.





Dernier roman: Le Printemps des Sayanim, éditions l'Harmattan

mercredi 23 juin 2010

L'EUROPE CONSERVATRICE AVEC L'ETAT SIONISTE

Branle-bas de combat chez les néo-conservateurs européens pour défendre leur allié et chien de garde qui sait si bien museler les velléités arabes. Témoin cette nouvelle:
« Les amis d’Israël ». Voici le nom du mouvement lancé par l’ex-Premier Ministre espagnol José Maria Aznar, et auquel se sont jointes plusieurs personnalités de tous bords.
Ce groupe se définissant comme « une initiative pour lutter contre la délégitimation de l’Etat d’Israël » a plusieurs objectifs notamment celui de démontrer que le destin de l’Occident est inexorablement lié à celui d’Israël.
De ce fait, refuser à Israël le droit de se défendre semble être une erreur stratégique à plusieurs niveaux.
Eh oui, on essaie de maintenir le mythe du petit pays qui se défend alors qu'il multiplie les agressions, l'occupation, la colonisation, les destructions, les arrestations arbitraires...
Enfin, une certaine Europe montre son vrai visage.
Peut-être le signe d'un désarroi grandissant.

J.C. yacobous@yahoo.fr
Dernier roman: Le Printemps des Sayanim, éditions l'Harmattan.



lundi 21 juin 2010

L'Etat sioniste humilie (encore) l'Europe



Le gouvernement allemand a dénoncé dimanche le refus d'Israël de laisser le ministre allemand du Développement Dirk Niebel se rendre à Gaza. Dans une interview ur le site Internet du journal Volkszeitung, M. Niebel a fustigé « une grande erreur de politique étrangère de la part du gouvernement israélien ». De son côté, le chef de la diplomatie Guido Westerwelle a « déploré » la décision du gouvernement israélien et souligné que Berlin, comme toute l'Union européenne, attendait la fin du blocus de Gaza.
 
La liste est longue de ministres européens empêchés de se rendre à Gaza. Rappelons l'humiliant refus opposé à Bernard Kouchner il y a quelques mois.
Mais tous ces ministres se la bouclent et se couchent devant l'arrogance israélienne.
Jusqu'à quand?
 
J.C. yacobous@yahoo.fr
Dernier roman: Le Printemps des Sayanim, éditions l'Harmattan
 
 

dimanche 20 juin 2010

Les otages politiques de l'armée d'occupation sioniste



Israël s'apprête à libérer dimanche le cheikh Naïef Rajoub, l'ancien ministre Hamas des Affaires du Waqf, arrêté en 2006. Il restera de ce fait derrière les barreaux israéliens moins de 10 ex-députés et ministres Hamas arrêtés après la capture de Guilad Shalit.


Voilà le prix qu'a payé le Hamas après l'enlèvement d'un soldat de son armée d'occupation. Suite à cette opération, l'armée israélienne a kidnappé une quarantaine de dirigeants politiques du Hamas, sans procès, sans avocat, sans jugement. Une forme de représailles collectives bien connue des armées d'occupation pour contrer la résistance. Il reste aujourd'hui une dizaine de ces prisonniers, et les médias français continuent inlassablement de parler de "l'otage israélien aux mains du Hamas".

J. C. yacobous@yahoo.fr
Dernier roman: Le Printemps des Sayanim, éditions l'Harmattan.

mardi 15 juin 2010

Le nazisme, épouvantail commode des sionistes

Ce mardi 15 juin, le patron de Radio J a déclaré, avec des accents apocalyptiques: "En 1933, à cette même époque, les nazis ont commencé à brûler les livres des auteurs juifs. En juin 2010, on boycotte un film israélien."
Le Monsieur appelle la Communauté juive à la résistance en assistant à une projection spéciale de ce film dans un cinéma du côté de l'Opéra.
On connaît le recours massif à l'antisémitisme pour contrer toute critique d'Israël. Mais l'évocation du nazisme n'est pas nouveau. Rappelons que Nasser a été traité longtemps de Hitler. Ahmadinedjad également.
Même des sionistes français bon teint s'inquiètent de cette dérive, pas pour des raisons morales, mais c'est de moins en moins payant.

J.C. yacobous@yahoo.fr
Dernier roman: Le Printemps des Sayanim, éditions l'Harmattan.

L'Europe: Double langage

Les 27 pays de l'Union européenne se sont réunis ce 14 juin. Ils ont décidé de durcir les sanctions contre l'Iran, plus que celles prévues par le Conseil de Sécurité.
Et ont exprimé "l'espoir que le blocus de Gaza soit allégé".
C'est tellement énorme que cela se passe de commentaire.

J.C. yacobous@yahoo.fr
Dernier roman: Le Printemps des Sayanim, éditions l'Harmattan.

lundi 14 juin 2010

Le "sionisme" tel qu'en lui-même

ISRAEL
A l'occasion d'un discours à l'assemblée du Likoud mondial, le ministre Benyamin Begin a déclaré "qu'Israël a construit et construira en Judée-Samarie. Nous poursuivrons l'épanouissement de l'entreprise sioniste en construisant aussi à Jérusalem."


Information piquée dans un site sioniste. Et qui ne fait que confirmer le fondement du sionisme. Conquérir toute la terre "promise par l'Eternel", en chasser d'une façon ou d'une autre les occupants légiimes. Cette politique a été menée par tous les partis sionistes. Croire que la gauche est différente de la droite c'est tomber dans un piège grossier.
Et cela démontre que l'"autorité" palestinienne n'est qu'un organe de collaboration. S'il en fallait une preuve de plus, voir avec quels égards les véritables amis d'Israël, entre autre Sarkozy et Obama, ont reçu récemment son président. Et incidemment pourquoi le Hamas est voué aux gémonies.
J. Cohen (yacobous@yahoo.fr)
Dernier roman: Le Printemps des Sayanim, éditions l'Harmattan.

jeudi 10 juin 2010

Le Monde au secours du régime sioniste

Le Monde du 10 juin a publié un éditorial en première page déplorant la vague de boycott culturel qui s'étend à travers la planète, sous prétexte que certains artistes israéliens seraient très critiques à l'égard de la politique de leur gouvernement. Et que ce serait faire le jeu de la droite israélienne. Et que cela s'apparenterait à une forme de censure.
Le problème essentiel que ne soulève pas le journal, et ça se comprend vu le milieu où il baigne, c'est que le drame des Palestiniens va en s'aggravant depuis 1967 et on ne voit pas ce qui pourrait arrêter la folie colonisatrice et ses conséquences dévastatrices.
Lorsque la population israélienne verra concrètement le prix à payer pour dominer un autre peuple, peut-être agira-t-elle différemment. L'écrasante majorité des intellectuels "progressistes" condamnent par exemple les appels aux soldats à refuser de servir dans les colonies.
Jacob Cohen (yacobous@yahoo.fr)
Dernier roman: Le printemps des Sayanim, éditions l'Harmattan.

Les SAYANIM ou les 5e colonnes du MOSSAD

Les SAYANIM - informateurs en hébreu - sont des Juifs de la diaspora qui, par "patriotisme", acceptent de collaborer ponctuellement avec le Mossad, ou autres institutions sionistes, leur apportant l'aide nécessaire dans le domazine de leur compétence.

Une illustration avec l'affaire Shalit, le soldat israélien enlevé par le Hamas. C'est un caporal d'une armée d'occupation, et pourtant son nom est devenu incontournable.
Pire. Son père, simple employé, a été reçu à plusieurs reprises par Sarkozy, Merkel, Barroso, Bush et Obama, le secrétaire général de l'ONU, du parlement européen, etc. Avec quel argent? De quelles complicités haut-placées a-t-il bénéficié? Et à quel titre?

Grâce aux Sayanim, le monde entier sait qu'UN soldat israélien est "otage" du Hamas, ce qui fait oublier les 11 000 prisonniers politiques palestiniens, souvent emprisonnés sur simple "détention administrative".

Il serait fastidieux de lister les hommes politiques français qui s'inquiètent de son sort. Rappelons que la mairie du 16e affiche fièrement son portrait.

Jacob Cohen
Dernier roman: Le Printemps des SAYANIM, éditions l'HARMATTAN

mardi 8 juin 2010

Les sionistes européens dictent la politique à l'Union européenne

"Dans sa lettre, adressée au chef de la diplomatie de l'Union européenne (UE) Catherine Ashton et au ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, (l'Espagne assure actuellement la présidence de l'UE), Moshe Kantor, le président du Congrès juif européen (CJE) demande que l'ONG turque l'IHH ("Insani yardim vakfi" ou "Fondation d'assistance humanitaire"), cette "organisation islamiste radicale soit mise sur la liste des organisations terroristes interdites par l'Union européenne et que ses biens soient saisis". 
VOICI la nouvelle EXIGENCE des sionistes européens. Ils ont l'habitude de dicter leurs exigences. En général, l'Europe s'empresse de les satisfaire. Rappelons-nous le Hamas, démocratiquement élu, mis au ban car ne reconnaissant pas Israël. Il faut du culot pour ne pas reconnaître l'occupant qui vous bombarde et vous étouffe économiquement. Qu'a obtenu le Fatah en "reconnaissant" Israël? des miettes de pouvoir au service de l'occupant qui n'a jamais desserré son étreinte. Ses dirigeants peuvent se balader en Cisjordanie en grande partie contrôlée et à l'étranger, mais avec des permis délivrés par Israël. Et que celui-ci peut retirer à tout moment.
Question: Combien de temps mettra l'Union européenne à se soumettre aux exigences des sionistes européens? 

Jacob Cohen (yacobous@yahoo.fr)

Dernier roman: Les PRINTEMPS des SAYANIM, Editions L'HARMATTAN.

mardi 1 juin 2010

rafraichir les mémoires sur le racisme sioniste

"Si j’étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C’est normal ; nous avons pris leur pays. Il est vrai que Dieu nous l’a promise, mais comment cela pourrait-il les concerner ? Notre dieu n’est pas le leur. Il y a eu l’antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu’une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ?" David Ben-Gourion, premier ministre israélien, cité par Nahum Goldmann dans "Le Paradoxe Juif", page 121
Pour enfoncer le clou, Michel Collon cite, toujours sur Bellaciao, d’autres pensées de dirigeants israéliens tout aussi dérangeantes :
"Lorsque nous aurons colonisé le pays, tout ce que les Arabes seront capables de faire, sera de détaler tout autour comme des cafards drogués dans une bouteille". Rafael Eitan (chef d’état-major israélien). New York Times (14 avril 1983).
"Les Palestiniens sont comme des bêtes marchant sur deux pattes". Menahim Begin (premier ministre), discours à la Knesset, cité par Amnon Kapeliouk, Begin et les bêtes. New Statesman (25 juin 1982).
"Nous marchions dehors, Ben-Gourion nous accompagnant. Allon répéta cette question, qu’est-ce qu’on doit faire de la population palestinienne ? Ben-Gourion agita sa main dans un geste qui voulait dire : “Conduisez-les en dehors” !" Mémoires de Rabin, publié dans le New York Times (23 octobre 1979).
"Il n’y a pas semblable chose que les Palestiniens, ils n’ont jamais existé". Golda Meir, premier ministre israélien, 15 juin 1969
"C’est le devoir des leaders israéliens d’expliquer à l’opinion publique clairement et courageusement, un certain nombre de faits qui ont été oubliés avec le temps. Le premier est qu’il n’y a pas de sionisme, de colonisation, d’État Juif sans l’éviction des Arabes et l’expropriation de leurs terres". Yoram Bar Porath, Yediot Aharonot (14 juillet 1972).
"Des villages juifs furent construits à la place des villages arabes. (...) Il n’y a pas un seul endroit construit dans ce pays qui n’ait pas eu une ancienne population arabe". Moshe Dayan, ministre de la Guerre, adressé à The Technion Haifa, rapporté par Ha’aretz (4 avril 1969).
"Nous devons tout faire pour nous assurer que les Palestiniens ne reviendront jamais, les vieux mourront et les jeunes oublieront". David Ben-Gourion dans ses mémoires le 18 juillet 1948 (page 157)

Jacob Cohen (yacobous@yahoo.fr)

Dernier roman: Les Printemps des SAYANIM, éditions l'Harmattan.