Affichage des articles dont le libellé est Maroc. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Maroc. Afficher tous les articles

mardi 26 juin 2012

La SHOA au menu de Marocains en terre sioniste

Cette brève révoltante:
"20 etudiants/tes MAROCAINS MUSULMANS font un sejour culturel et touristique a travers Israel, rencontrent des gens de tous les horizons, posent des questions, s'informent..."

Il est évident que ces cobayes du "dialogue" entre le loup et l'agneau n'iront certainement pas visiter le MUR qui sépare cyniquement les paysans de leurs terres tout en grignotant 10% supplémentaires de terres palestiniennes, les confiscations de terres, les routes réservées aux colons juifs, les humiliations aux barrages, les arrestations arbitraires, l'augmentation constante de la colonisation, les ratonnades par des colons surarmés contre les habitants, les incendies de mosquées, la terreur des habitants de Hébron...

PAR CONTRE, ON LEUR FAIT AVALER, COMME ON GAVE LES OIES, LA SHOA, POUR SUSCITER UN PEU DE SYMPATHIE POUR CE REGIME DE L'OCCUPATION ET DE L'APARTHEID.

"Suite du carnet de voyage des etudiants MAROCAINS MUSULMANS en Israel. Leur emploi du temps très touffu ne leur ayant pas permis de visiter le musee Yad Vashem (musee de la Choah a Jerusalem), ils ont passe la journée au kibboutz Lohame Ha Getaot, en Galilée. Ce kibboutz a été fondé par les rescapés de camps de concentration allemands nazis en 1946. Quelques vieux survivants francophones leur ont raconté les horreurs de la Shoah, et les premiers temps pleins d'espoirs du kibboutz."

lundi 25 juin 2012

Le Maroc Kollabore avec le régime sioniste

Un militant de gauche m'a averti de cette forme de Kollaboration insidieuse entre le Maroc (président en exercice du comité Al Quds censé protéger Jérusalem des visées impériales sionistes) et le Maître et seigneur de la Ligue arabe, j'ai nommé Israël.

"20 etudiants/tes MAROCAINS MUSULMANS font un sejour culturel et touristique a travers Israel, rencontrent des gens de tous les horizons, posent des questions, s'informent..."

Je donne raison à ce militant, car il est évident que ces cobayes du "dialogue" entre le loup et l'agneau n'iront certainement pas visiter le MUR qui sépare cyniquement les paysans de leurs terres tout en grignotant 10% supplémentaires de terres palestiniennes, les confiscations de terres, les routes réservées aux colons juifs, les humiliations aux barrages, les arrestations arbitraires, l'augmentation constante de la colonisation, les ratonnades par des colons surarmés contre les habitants, les incendies de mosquées, la terreur des habitants de Hébron...

mercredi 4 avril 2012

L'EMPIRE SIONISTE A ENFIN TROUVE SES "REFUGIES"

Il fallait le faire, le sionisme l'a fait. On se souvient de leur propagande acharnée pour faire partir les juifs des pays arabes, je parle en connaissance de cause du Maroc, la propagande et les tromperies de toutes sortes, et le racisme anti-juifs arabes sur place, et maintenant ils veulent les mettre sur le même plan que les réfugiés palestiniens nettoyés à coups de fusils.

Le ministère des Affaires étrangères a tenu une conférence mardi, au cours de laquelle il a présenté un rapport spécial sur « les réfugiés juifs en provenance des pays arabes. » Le vice-ministre des Affaires étrangères Daniel Ayalon a exhorté le monde arabe à reconnaître sa responsabilité historique pour les exodes massifs des juifs qui vivaient autrefois dans les pays arabes, faisant d’eux, de facto, des réfugiés.
« La Ligue arabe doit accepter la responsabilité et de reconnaître que ce sont eux qui ont causé le déplacement des Juifs des pays arabes », a t-il dit. Ayalon a ajouté que les pays arabes doivent reconnaître leur propre rôle dans la création des réfugiés palestiniens, déplacés par les guerres avec Israël. Il a rappelé que la plupart des « réfugiés » palestiniens se sont enfuis d’Israël sous les ordres égyptiens qui scandaient à la radio : « partez, laissez nous mettre les juifs à la mer, et nous reviendrons victorieux! »

samedi 25 février 2012

Jacob Cohen répond à André Azoulay

M. Azoulay est un homme d’expérience. Il a fréquenté les milieux financiers internationaux et côtoyé des personnalités de haut rang, dont certainement des ministres et des ambassadeurs. Il sait comment faire avancer une cause, placer les pions là où il faut et quand il faut. Les subtilités de langage diplomatique ne lui sont pas inconnues.

Lorsque j’ai émis l’hypothèse que M. Azoulay joue le rôle de sayan dans l’intérêt d’Israël et pour le renforcement de sa politique expansionniste, c’est parce qu’il joue depuis plus de 20 ans le rôle d’éminence grise, intermédiaire discret et utile pour tisser ces liens qui échappent au commun des mortels et qui font une politique.

C’est quoi au juste un sayan ? Je ne le dis pas pour M. Azoulay qui doit avoir sa petite idée. Un sayan est un juif sioniste qui, par « patriotisme », collabore avec les institutions sionistes, le Mossad en particulier, pour promouvoir les intérêts de sa patrie de cœur.
Ce sont ainsi des dizaines de milliers de juifs qui, à travers le monde, et jouant le jeu du double patriotisme, apportent leur aide médiatique, politique, économique, matérielle, tout ce qui peut faire avancer la cause d’Israël.

Dans le cas de M. Azoulay, sa « contribution » a consisté à tisser patiemment et profondément des liens entre les responsables israéliens et des hommes politiques arabes en général et marocains en particulier, pour favoriser ce qu’on appelle euphémiquement une meilleure compréhension, mais en réalité pour ancrer la présence israélienne dans les cercles dirigeants arabes, la rendre normale, utile même, et finalement incontournable.

On me dirait, si c’est pour le bien de la paix, pourquoi pas ? Qui l’en blâmerait ? Or c’est tout le contraire qui s’est produit. Le régime sioniste a fait son trou dans les sociétés arabes sans rien lâcher sur sa politique. La Cisjordanie est dépecée, quadrillée, harcelée. Le nombre des colons sionistes est passé en 20 ans de « pourparlers » publics ou secrets de 150 000 à 550 000, soit 350% d’augmentation. M. Azoulay ignore-t-il ces faits et ces chiffres ? Certainement pas. Il se défendrait probablement en disant qu’il faut continuer à négocier. Jusqu’à arriver à 1 million de colons peut-être.

L’arnaque sioniste a été, et est toujours, de faire croire aux négociations et à la volonté de paix, en comptant sur les sayanim, comme M. Azoulay, et leurs complices arabes, pour répandre cette atmosphère de dialogue, d’embrassades, de progrès.

M. Azoulay prétend être pro-palestinien depuis l’âge de 13 ans. J’avoue ne pas avoir eu cette précocité. Mais moi je mène campagne contre l’occupation sioniste et ses méfaits. Qu’a fait M. Azoulay depuis ce temps pour combattre l’occupation, les destructions, les détentions arbitraires, l’annexion de Jérusalem, la répression brutale à Gaza, etc. ? Ah oui ! Il doit être pour un Etat palestinien. Eh bien, il n’est pas le seul, il est même en bonne compagnie. Bush, Sharon, Blair, Sarkozy, Netanyahou… ils sont tous pour un Etat palestinien. Mais ils attendent que les Palestiniens soient mûrs pour accepter un Banthoustan à l’ombre d’Israël.

Cessons cette hypocrisie. Les pro-palestiniens à la sauce Azoulay et autres complices arabes se cantonnent dans des incantations sur le dialogue, la paix, les 2 Etats, mais ferment les yeux sur le reste, car leurs intérêts sont indissolublement liés à ceux de l’Amérique impériale en général et de son vassal impérial au Proche-Orient en particulier.

mardi 31 janvier 2012

AUTO-CENSURE: LA MALADIE INFANTILE DE LA DEMOCRATIE MAROCAINE

L’auto-censure consiste à « décourager » par une menace potentielle les opposants ou ceux qui s’engageraient dans des politiques, culturelles par exemple, qui contrarieraient le pouvoir. Pas besoin de répression : Les gens respectent spontanément la règle. C’est ce qui se passait sous le règne précédent. En plus de la répression policière proprement dite.

Je croyais qu’on aurait fait des progrès depuis. Il est vrai que la façade présente mieux. Les apparences sont sauves. Ou alors l’auto-censure est suffisamment ancrée dans les esprits et les comportements, qu’elle en devient aussi normale qu’une formule de politesse.

Venant au Maroc pour une conférence à El Jadida, pour le roman : « Le destin des Sœurs Bennani-Smirès », j’avais contacté quelques institutions pour animer des débats avec les amis de Casablanca. La réponse avait été tout de suite enthousiaste, au point de me faire regretter de ne rester qu’une semaine. Enfin un écrivain qui allait nous expliquer ses engagements politiques (exposés sur les réseaux sociaux) et une vision non-conformiste de l’histoire des relations judéo-musulmanes (dont les lecteurs du roman « du danger de monter sur la terrasse » en avaient eu un aperçu) !

Au départ, je souhaitais aussi mettre l’accent sur mon livre : « Le Printemps des Sayanim ». Définition : Les sayanim – informateurs en hébreu – sont des juifs de la diaspora qui, « par patriotisme », acceptent de collaborer ponctuellement avec le Mossad, ou autres institutions sionistes, leur apportant l’aide nécessaire dans le domaine de leur compétence. Sujet sensible, même et surtout au Maroc. Un sujet qui a passionné des centaines d’amis marocains sur les réseaux sociaux.

Mais ces institutions culturelles ont très vite réalisé leur erreur. Soit elles avaient entendu parler de mes écrits et trouvaient des prétextes dilatoires. Soit elles rappelaient quelques heures plus tard, après des recherches sur internet, et annulaient la conférence.

Le pire, je l’ai vécu avec M. Baker Saddiki, responsable de l’espace Saddiki, Boulevard Ghandi à Casablanca. Son 1er mail du 21 décembre 2011 était absolument enthousiaste. Grande soirée en perspective, avec médias et large communication. Echange de mails et de documents divers. Date fixée pour la conférence : le 26 janvier 2012. Et puis le 13 janvier, 2 jours avant la campagne de promotion dans la presse, changement brutal. Annulation pour cause de « travaux urgents » et durables. Quelques personnes qui connaissent bien les lieux m’ont affirmé que le 26 janvier, à l’heure où je donnais ma conférence à l’USM de Casablanca, il n’y avait pas de travaux particuliers sur le site de la fondation Saddiki. Tant de pusillanimité et de bêtise !

Mais je comprends leur panique. Je ne suis pas du genre à reprendre les « vérités » assénées par l’establishment sur l’harmonie et la coexistence parfaites entre juifs et musulmans. Les juifs marocains ont toujours été des sujets mineurs, au sens « arendtien » du terme. Le juif marocain n’a pas à ouvrir sa gueule. Mais je ne suis pas un « juif de cour », expression empruntée à Abraham Serfaty qui écrivait :
« Pourquoi suis-je le seul exilé dont on refuse le retour chez lui, fût-ce dans les geôles du roi ? La Maghzen ne peut et ne pouvait tolérer que nous ayons une voix citoyenne. Le Maghzen ne date pas de Hassan II. Le premier Mellah à Fès a été fondé par les Mérinides en 1438. Ce fut la tutelle des juifs qui devaient rester inaudibles, sauf les juifs de cour dont il se servait. Un juif opposant, c’est impensable. »

Ou comme M. Serge Berdugo qui se répand urbi et orbi sur cette image idyllique. Car enfin, « les faits sont têtus » disait Lénine, pourquoi 99,5% des juifs marocains sont partis et continuent à partir ? Pourquoi tous les bacheliers juifs, depuis 40 ans, vont étudier à l’étranger et ne reviennent plus ?

Et voilà par exemple une autre vérité qu’on n’aime pas entendre. Abraham Serfaty : « Je dis que la campagne menée dans les journaux de l’Istiqlal en 1961 et qui fut rééditée en 1967 était du racisme. Elle alimentait fortement les desseins de la bourgeoisie juive et du sionisme. »

La population juive au Maroc, qui se réduit comme peau de chagrin chaque année, sert plutôt de vitrine pour l’extérieur, de faire-valoir pour une co-existence artificielle. Voilà ce que disait Simon Lévy dans une interview en 2011 :
Vous avez évoqué tantôt une sorte de marginalisation à l’égard des juifs marocains…
« Il s’agit en effet d’une décision politique. Un historien a remarqué en 2000 qu’il n’y avait aucune mention de toute une partie des Marocains (l’héritage juif) dans les manuels scolaires des enfants pendant 33 ans. Dans ce cas, comment voulez-vous que cette génération s’identifie ou reconnaisse une composante importante de son histoire et de son identité? Malheureusement, tout ce que cette génération sait des juifs aujourd’hui se rapporte uniquement au conflit israélo-palestinien. Néanmoins, il existe encore une génération plus âgée qui garde toujours en mémoire cet héritage de la société marocaine, surtout dans certaines campagnes où des gens se souviennent encore de leurs voisins juifs, de leurs noms, de leur mode de vie, etc. »

Mais ce sont des questions qu’il vaut mieux ne pas soulever publiquement. Gardons notre belle image d’épinal.

Il y a une autre raison à la répugnance des responsables bien-pensants à me voir prendre la parole dans mon pays. Je suis engagé politiquement. À gauche. Mon blog et mes 2 pages Facebook en font foi.

Je milite pour une Palestine unie et démocratique. Je ne défends pas – et je critique durement – la politique de « dialogue » avec un état qui continue, impunément, agressivement, cyniquement, à coloniser et à détruire les structures sociales, économiques et culturelles de la société palestinienne.

Cette politique de « dialogue », bien servie par un autre « juif de cour », le sayan André Azoulay, n’a eu pour résultat jusqu’à présent qu’à légitimer la mainmise sioniste sur toute la Palestine.

Que des dirigeants sionistes, comme la « bouchère de Gaza », arrivent au Maroc, à Tanger, comme en terrain conquis, et reçus avec les honneurs, je trouve cela indigne d’un pays arabe et musulman.

Les responsables culturels qui ont retourné leur veste, ne sont pas allés chercher leurs instructions au Palais ou au ministère de l’Intérieur. Pas la peine. Ils ont intégré la pensée unique et ne veulent surtout pas prendre le risque de déplaire. On ne sait jamais de quoi l’avenir sera fait. De bons soldats qui ont assimilé l’auto-censure.

Malheureusement, cette attitude, qui ne recouvre pas seulement les questions qui me touchent personnellement, mais des sujets bien plus graves pour la démocratisation de la société, constitue un frein aux débats et à l’expression libre des opinions.
Mohamed Arkoun avait dit un jour, dans une conférence tenue à Casablanca dans les années 80 : « Les sociétés arabes ne connaîtront une révolution authentique, que lorsque la parole sera réellement libérée, dans tous les domaines, sans exception. »

Jacob Cohen

lundi 31 octobre 2011

Le Maroc s'enfonce dans la collaboration avec le lobby sioniste

Pour la première fois dans le monde arabe : une Conférence de commémoration de l'Holocauste (Maroc)
31/10/11

Avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.
Fin septembre 2011, l'université marocaine Al-Akhawayn (UA), basée à Ifrane dans la région du Moyen Atlas, a ouvert un colloque de trois jours commémorant la Shoah. (1) L'événement, intitulé "Mohammed V, Juste des Nations", (2) était consacré à la mémoire de l'Holocauste et à honorer le défunt roi Mohammed V, qui aurait refusé de remettre la population juive du Maroc aux mains du régime français de Vichy lors de l'occupation du Maroc.
Le colloque incluait des conférences sur le défunt monarque et sur la communauté juive marocaine, des séances consacrées à des témoignages de survivants de l'Holocauste originaires d'Europe, ainsi qu'une visite du musée juif marocain de Casablanca en compagnie de Zhor Rhihel, la conservatrice musulmane du musée. Le célèbre chanteur Maxime Kartouchi a chanté des airs de musique juive marocaine, et des repas cachers ont été servis.

Le Club Mimouna - une organisation étudiante à l'origine de la Conférence

La conférence a été organisée par l'université Mimouna Club, une organisation étudiante créée en 2007 dans le but faire connaître au plus grand nombre le patrimoine juif marocain. Le club vise à sensibiliser le public marocain, notamment les jeunes, à la diversité de la culture marocaine, en plaçant l'accent sur la communauté juive marocaine comme modèle de coexistence entre Juifs et musulmans dans le monde arabe. Le club a déjà organisé plusieurs événements sur le patrimoine juif marocain, avec la participation d'Israéliens, et propose également des cours d'hébreu.

Le fondateur et président du Club Mimouna, Elmehdi Boudra (24 ans), est étudiant en sciences politiques. Lui-même musulman, Boudra s'intéresse de près à la culture juive marocaine, et est un ardent défenseur du dialogue interculturel. (3) Son intérêt pour les Juifs et les relations judéo-musulmanes lui vient de son histoire familiale: les expériences de sa grand-mère qui a grandi dans le quartier juif de Casablanca, les rapports de son grand-père avec ses voisins juifs, (4) ont suscité une curiosité pour le judaïsme. Pour en savoir plus, il a étudié avec Simon Levy, l'un des directeurs du Musée du judaïsme marocain de Casablanca, et s'est informé sur l'Holocauste par de nombreuses lectures. (5) Ghassan Essalehi (23 ans) (6) un musulman de Rabat, a co-fondé le Club Mimouna avec Boudra. Titulaire d'une licence d'études internationales et de communication, il termine actuellement une maîtrise en diplomatie (7).

Intervenants de la conférence

Parmi les participants à la conférence se trouvaient des historiens spécialistes de la période de l'Holocauste, des rescapés du génocide juif (dont Elisabeth Citron, rescapée d'Auschwitz d'origine hongroise) (8), les dirigeants de la communauté juive du Maroc, ainsi que des étudiants juifs et musulmans du Maroc et des Etats-Unis.

André Azoulay, intellectuel juif marocain et conseiller du roi, a déclaré, lors de son intervention, que quand l'Europe s'était trouvée sous la coupe de la barbarie nazie, le Maroc avait apporté une lueur d'espoir: "En s'élevant contre les lois racistes de Vichy, le roi Mohammed V a fourni à chacun de nous la possibilité de brandir les valeurs de courage, la liberté, d'humanisme et de modernité que plusieurs d'entre nous cherchent à établir dans la société marocaine." (9)

Il a également noté que dans la nouvelle constitution marocaine, le roi actuel, Mohammed VI, a inclus une longue introduction insistant sur la richesse et la diversité des éléments spirituels et culturels qui composent la société contemporaine marocaine. S'adressant aux organisateurs de la conférence, il a dit: "Vous, étudiants musulmans, avez décidé de vous identifier à notre libération. Ce n'est pas quelque chose d'habituel." (10)

Serge Berdugo, ambassadeur itinérant du Roi du Maroc et secrétaire général de la communauté juive dans le pays, a déclaré que grâce à la protection de Mohammad V, aucun Juif marocain n'avait été arrêté ou envoyé dans les camps de concentration. Il a précisé que le roi avait manifesté son respect pour ses sujets juifs en invitant tous les dignitaires juifs à la Fête du Trône de 1941, et les avait placés à côté des officiers français et allemands. Berdugo a également relaté une histoire racontée au sujet du roi: quand le français général Noguès annonça que 200 000 étoiles jaunes avaient été préparées pour les Juifs du Maroc, le roi aurait répondu qu'il lui en faudrait 50 de plus - pour lui-même et sa famille. Selon Berdugo, le roi aurait dit à la presse à l'époque: "Je n'approuve pas du tout ces nouvelles lois contre les Juifs et je refuse d'être associé à toute mesure contre eux. Comme par le passé, les Israélites restent sous ma protection et je refuse de faire des distinctions entre mes sujets" (11).

Le Roi Mohammed VI s'oppose au négationnisme

Cette conférence, la première dans un pays arabe à commémorer l'Holocauste, a bénéficié d'un bon écho dans les médias marocains et étrangers. Elle entre dans le cadre de la politique du roi du Maroc, qui s'est élevé contre le négationnisme. Dans un discours de 2009, le Roi Mohammed VI a déclaré: "L'amnésie n'a aucune incidence sur la compréhension que j'ai de l'Holocauste, ou sur celle de mon peuple... Ensemble nous devons nous efforcer de réaffirmer la raison et les valeurs qui fondent la légitimité d'un espace de coexistence où les mots de dignité, de justice et de liberté s'exprimeront de la même manière et coexisteront avec les mêmes exigences, indépendamment de nos origines, cultures, ou de notre spiritualité. C'est notre interprétation marocaine du devoir de mémoire dicté par la Shoah." (12)

jeudi 19 mai 2011

LE MAROC AU SERVICE DU SIONISME

Dès l'indépendance en 1956, le Mossad a pris ses aises au Maroc. La monarchie marocaine a même vendu la moitié de ses juifs à l'entité sioniste, contre des espèces sonnantes versées en Suisse.

Depuis le Mossad est devenu le conseiller en sécurité de la monarchie pour briser toutes les tentatives d'évolution socialiste.

Le Maroc reçoit régulièrement le gratin israélien, sous prétexte de faciliter le dialogue, pendant que le peuple palestinien subit le joug implacable des sionistes.

Dernier exemple en date de cette complicité:
L'Union des étudiants juifs de France, qui ne se réunit jamais sans le drapeau sioniste, qui défend l'état sioniste contre vents et marées, va organiser un congrès à Marrakech.

Nul doute que les forces de sécurité chérifienne sauront protéger ces jeunes pousses sionistes. Il ne faut pas qu'il leur arrive malheur.

jeudi 24 juin 2010

Gesticulations ridicules du Maroc

Le Maroc a condamné les intentions israéliennes de ''détruire les maisons de Palestiniens à l'est de Jérusalem'' et a appelé la communauté internationale à ''intervenir immédiatement'' pour stopper cette ''décision illégale'', ont indiqué des sources officielles à Rabat. Le royaume marocain a par ailleurs fait savoir qu'il ''rejetait totalement le projet israélien de bâtir un parc archéologique à Jérusalem'' menaçant Israël de ''graves conséquences'' à ce sujet.

Le Maroc, dont on connaît les liens profonds, complices, et ce depuis son indépendance en 1956, avec les institutions sionistes et en particulier le Mossad, se ridiculise avec ce communiqué verbeux et lâche. Ce sont les sionistes qui doivent se marrer sous cape, eux qui ont un souverain mépris pour les Arabes.





Dernier roman: Le Printemps des Sayanim, éditions l'Harmattan

mardi 12 janvier 2010

Le Maroc, otage (volontaire) du Mossad

Depuis les années 50, le Mossad a pris pied au Maroc pour faire partir les Juifs marocains vers Israël, en utilisant tous les moyens, légaux ou non. Il a ainsi réussi à quasiment effacer en quelques années l'une des communautés les plus intégrées, les plus attachées à leurs traditions millénaires, pour les disperser dans les confins du désert, servir de lumpenproletariat et de chair à canon, en butte au racisme des Juifs ashkénazes.

Chemin faisant, le Mossad a réussi à se rendre indispensable à la monarchie marocaine, pour la renforcer face à ses "ennemis" intérieurs, et lui ouvrir les portes du Congrès américain.

Le Maroc a depuis joué la carte de la "tolérance" et du "dialogue", nouant des liens quasi officiels avec des dirigeants sionistes pendant que ces derniers poursuivaient tranquillement leur politique de colonisation, de répression et d'enfermement des Palestiniens. Pour quel résultat ?

Mais ce qui m'a le plus attristé récemment c'est de voir des "progressistes" marocains reprendre le flambeau de cette soi disant tolérance et avaler de grosses couleuvres.

Je fais allusion à l'article publié dans le magazine "Tel Quel" pour lequel j'ai par ailleurs une grande estime.
"Les deuxièmes MEDays, forum de diplomatie internationale organisé par le fils du ministre des Affaires étrangères, ont été marqués par la participation de l'Israélienne Tqsipi Livni... Sous le haut patronnage de Sa Majesté Mohamed VI... Brahim Fassi Fihri, et ses 2 acolytes, Mekki Lahlou et Younès Slaoui, semblent de fait à l'aise entre les agents du Mossad..."

Et la journaliste d'ajouter ingénument "Et tant pis pour ceux qui crient à la trahison".

Seuls quelques membres du PJD ont sauvé l'honneur en manifestant contre cette rencontre.

Et la journaliste d'écrire avec une étrange naïveté à propos de Livni "Cette colombe du parti Kadima a défendu la solution de 2 Etats..."

Je rappelle à cette journaliste que Livni a été ministre des Affaires étrangères du gouvernement qui a lancé la terrible agression contre Gaza et dont les ruines sont encore fumantes. Que cette dame a déclaré qu'Israël était dans son bon droit, et qu'elle rejetait comme nul et non avenu le rapport Goldstone parlant de "crimes de guerre et même contre l'humanité de la part d'Israël".

Et à propos de la solution de 2 Etats: je me permets une petite leçon de realpolitik.

Georges Bush et Ariel Sharon (tout commentaire sur leur sens de la justice international sera superflu) ont souvent affirmé être pour cette solution. Netanyahou l'a aussi affirmé. Sarkozy et Tony Blair aussi.

A se demander pourquoi cet Etat palestinien ne se constitue pas.
Et vous savez pourquoi ? Pour donner du grain à moudre à quelques naïfs qui s'accrochent au nom de je ne sais quel humanisme crétin à toute "solution pacifique". 

Le dialogue et la tolérance, ce n'est pas baisser le pantalon devant un agresseur cynique et impitoyable qui continue à mépriser toutes les résolutions internationales depuis 60 ans.


Jacob Cohen



Dernier roman: Le Printemps des Sayanim, éditions l'Harmattan.